Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Waka
  • Groupes
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

  • Blog

Blog de fic-twiligh-t-florence

Photo de fic-twiligh-t-florence

fic-twiligh-t-florence

Description :

Tome 5 : Séparation

  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan

Ses Honneurs (5)

  • Kiffé Koi !
  • Visit 100
  • Amis 50
  • Fans 5
  • Anniv' 2 ans

» Suite

RSS

Signaler un abus

Infos

  • Création : 15/03/2009 à 08:10
  • Mise à jour : 26/12/2009 à 13:00
  • 13 articles
  • 123 commentaires
  • 67 amis
  • 2 favoris
  • 14 kiffs

Ses archives (13)

  • Séparation : Chapitre 9
  • Chapitre 1 de The dead man eyes
    Il n'y a que le tout début :) Chapitre 1 -...
  • The dead man eyes
    Je crois que je vais commencer une nouvelle f...
  • Là où la réalité laisse place au rêve... : concours vous avez ci-dessous mon image de nouvelle romantique

» Suite

Fan de (2)

  • Repertoire-fic-twilightRepertoire-fic-twilight
  • Story-of-eternityStory-of-eternity
    15 ans
    Wawa
    Canada Canada

Ses amis (67)

  • cullen-vampirecullen-vampire
    17 ans
    Forks
    États-Unis États-Unis
  • Twii-ationTwii-ation
    16 ans
    Fork's .
  • the-lamb-is-dyingthe-lamb-is-dying
    23 ans
    France France
  • Chiki-M-TwilightChiki-M-Twilight
    16 ans
    Mitry Mory - Seine-et-Marne (77)
    France France
  • TWILIGHT---OFFICIELTWILIGHT---OFFICIEL
  • Twilight-WorldTwilight-World
    19 ans
    Béziers - Hérault (34)
    France France
  • ma-fic-NMma-fic-NM
    19 ans
    France France
  • twilight191-musictwilight191-music
  • annuaire-fan-fiction-2annuaire-fan-fiction-2
    18 ans
    Belgique Belgique
  • PattinsonWorldPattinsonWorld
    20 ans
    France France
  • mlle-krismlle-kris
  • Forum-EcritsForum-Ecrits
  • Vaines-IllusionsVaines-Illusions
  • Story-of-eternityStory-of-eternity
    15 ans
    Wawa
    Canada Canada
  • always-GinnyWeasleyalways-GinnyWeasley
  • One-Tree-Hill-in-LoveOne-Tree-Hill-in-Love
  • xOur-DancexOur-Dance
  • Will-Protect-YouWill-Protect-You
  • Emmett-Rosalie-ficEmmett-Rosalie-fic
  • lali-twilightlali-twilight
    19 ans
    saint philippe
    Réunion (Île de la) Réunion (Île de la)
  • Esprit-Carlisle-EsmeeEsprit-Carlisle-Esmee
  • ubisoftbelgiqueubisoftbelgique
  • REMEMBERxxSTORYREMEMBERxxSTORY
  • la-viie-a-la-plum3la-viie-a-la-plum3
    18 ans
    le mOnde
    Belgique Belgique

» Suite

Ses groupes (1)

  • Tu écris ? On publie !

Liens Skyrock Publicité

Design by fic-twiligh-t-florence

Là où la réalité laisse place au rêve... : concours vous avez ci-dessous mon image de nouvelle romantique

Je me suis inscrite à l'un de ses concours : Nouvelle Romantique
Pour ça, il fallait créer une nouvelle romantique d'une à trois pages, avec trois personnages maximum, n'importe où, n'importe quand, et cela ne doit pas être du copiage !

Alors, si tu veux t'inscrire clique ici
Et si tu veux lire mon histoire clique ici


Et merci sarah :)
​ 2 | 59 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mardi 14 juillet 2009 02:04

Modifié le samedi 26 décembre 2009 13:00

Bienvenue

Bienvenue sur fic-twiligh-t-florence, ici tu trouveras :
*Les chapitres de ma fiction sur Twilight : Séparation
Il est interdit de copier les textes sous peine de bannissement !
Sinon j'espère que tu te distrairas avec mon histoire !


Séparation



Résumé :


"Ne pleur pas, murmura-t-il, je te l'interdis"
Sa faiblesse croissait de jour en jour, la mort était beaucoup trop proche.
Si proche que l'on pouvait sentir son souffle glace, meurtrier.
Je n'étais plus qu'une meurtrière, moi aussi, je ne resterais pas assise, attendant sa mort.
"Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour réussir", susurrai-je
Tous les vampires approchant de Bella courent un danger mortel.
C'est pourquoi, elle doit faire face à la seule solution qui lui est accessible, les Mayhem.
Mais quel sera le prix d'échange à ce sacrifice ?


Prologue


Je savais que sa mère lui manquerait.
Parfois, quand elle serait seule, elle repenserait à ces détails infimes qui avaient composés sa vie.
La tristesse ne serait rien à côté du grand vide qu'elle ressentirait, mais je faisais confiance en l'avenir pour qu'il l'épargne de la perte de son père, qui devrait veiller sur sa fille.
Je me sentirais peut-être mieux de savoir que c'était le cas.
La vie est trop courte... même pour un être immortel.



Casting


Renesmée : Sophia Bush - Enfant Adolescente
Katlin : Meg Ryan
Jehan : Nicolas Cage
Wilfrid : Edward Herrmann
Paige : Lauren Collins
Hilary : Cassie Steele
Mélody : Mischa Barton
Ellen : bethany joy galeotti
Patrizia : Sophie Marceau
Henry : Paul Johansson
Luke : Scott Patterson
Logan : Matt Czuchry
Alinor : Lauren Conrad
Alguernon : Liev Schreiber



Objectif : 30 chapitres au moins
Chapitres publiés actuellement : 8 chapitres
Chapitre en cours d'écriture : Livre 2, Edward : Chapitre 9 fait, Chapitre 10 en cours

Image : faite par moi, interdit de copier !


S'inscrire à ma newsletter


Objectif : 9 tome



Divination : Cela fait cent ans... Cent ans d'amour et de passion.
Et si toutes ces années écoulées pouvait tout changer ? Si l'amour laissait place à la haine ?
Si la pire des catastrophe venait à se produire ? Les violences de l'amour sont semblables aux violences de la guerre... Bella le découvrira bien vite !

Consécration : Bella et Edward vivent enfin normalement, mais toujours avec la crainte de voir revenir Ephilistin qui s'était promis de se venger. Les jours passèrent et, un jour, Bella croisa Nahuel, l'enfant immortel, qui lui annonça que tout les enfants-vampires risquaient de mourir. C'est alors que la lutte infernale contre la mort commença pour Renesmée et sa fille. Mais qui pourra gagner la partie ?

Manipulation : Les vampires étaient tous en paix, hors de dangers. Mais cela ne dura que pour un moment, car une nouvelle tribu fit son apparition à Forks. Un clan assoiffé de sang et de vengeance. Les habitants de cette ville doivent fuir. Mais il est impossible d'aller bien loin sans que les humains ne se fassent attaqués ou soient au courant de l'existence des vampires. Bella et Edward, accompagné du clan des Olympics se battront pour préserver cette sérénité. Pourtant, ce nouveau clan est plus grand et fort, ils courent tout droit vers l'échec...

Condamnation
: Susan court toujours. Edward et Bella, eux, ont refait leurs vies sur l'île que le mari de Bella lui a offert. Mais ils ignorent que Susan est capable de créer des visions (un peu comme Zafrina). Aidée de Zafrina que son mari avait manipuler pour qu'elle obéisse aux moindres ordres de Susan, elle va donner l'illusion à Edward que Bella est en danger pour le distraire. Elle en profitera pour enlever Bella et la punir d'avoir tué son mari, Derek. Bella ne mourra pas, mais sera séparer à tout jamais de son mari. Bella et Edward vivront tellement longtemps sans se voir que tous leurs souvenirs de l'un et de l'autre s'envoleront...

Incarnation
: S'étant oublié mutuellement, Bella et Edward vivent séparément. Bella fut libéré de Susan après l'avoir tuée, vit dans une villa, seule. Tandis qu'Edward, lui, erre dans les rues à la recherche de son passé, car des morceaux de souvenirs lui parviennent, et il lui revient l'images d'une fille qu'il avait toujours aimé. Bella, elle aussi commence à se rappeler d'un adonis tendre et doux, si parfait. Ils se cherchent, mais le monde est si grand ! C'est alors que parle une voix, la voix d'Edward, dans la tête de Bella. Il la guide vers lui, mais si ce n'était pas la voix d'Edward ?

Confrontation
: Bella et Derek sont toujours à la recherche d'Edward. Mais Bella commence à perdre courage, et comme cela ne suffisait pas, sa mémoire lui fait défauts. Derek, lui, essaye de contrôler ses humeurs, mais ce n'est pas toujours une réussite. Un jour, Bella croisa Edward, mais sa mémoire lui fit un tours et elle ne fit pas le lien avec l'adonis. Le pire se produisit : Derek, ne sachant plus contrôler ses humeurs se jette sur Bella. Edward, voyant ça, défendit la jeune femme et partit avec elle. Ils tombèrent amoureux, sans savoir qu'ils s'étaient déjà aimés avant. Mais une guerre se prépare, contre eux, y laisseront-ils leurs vies ?

Sublimation : Ayant retrouvé leur mémoire, Bella et Edward vivent dans le cottage. Rosalie vit toujours avec Emmett, sur un île, se cachant des Volturis car ils avaient crées un enfant-vampire. Mais à Forks, des phénomènes étranges se produisent : en été, il neige à gros flocons, et cette neige ne fond pas. Cette neige atteint bientôt 1m de haut. Un jour, sortant de la neige, Ephilistin apparaît, tenant dans sa main le crucifix de Bella. Le jour d'après, les Cullen disparaissent. Bientôt, tous les habitant de Forks disparaissent, laissant Edward et Bella. Après la neige, c'est le sang qui commence à tomber. Mais si ce sang n'était rien d'autre que le sang des habitants de Forks ?


Dernier tome :


Lamentation : La tranquillité qui s'était installé à Forks n'était que provisoire.
Alguernon est en train de reformer ses armées de vampires, loups-garous, hybrides, et des créatures encore inconnu de ce monde.
Bella et Edward vivent au cottage, mais désormais, ils ne devaient plus se cacher.
Les vampires étaient acceptés dans la société.
Les années s'écoulèrent à une vitesse inimaginable, et cela fut bientôt 5 000 années que Bella était ce qu'elle était. Pendant ces années, elle avait vu des amis mourir, partir. Il ne lui restait plus rien de son adolescence en tant que Bella Swan, une simple humaine de Forks.
Elle entre dans une profonde déprime, qui la détruit jusqu'au plus profond de soi-même.
Et si la meilleure solution était de redevenir Bella Swan, simple humaine ?

Exlu ! Epilogue !

Oui, c'était encore Edward Cullen, celui que j'aimais, rien ne changeait, rien n'avait plus d'importance, plus que lui et moi, et la mortalité...
Ses iris accrochèrent les miennes, et ce fus impossible de détourner mon regard.
Ce vert si étincelant, profond, qui luisait dans ses yeux, semblables à des émeraudes.
Je ne regrettais rien, tout était parfait.
La mort aussi l'était, malgré ses conséquences.
Non, la mort ne fait pas mal, mais juste peur.
Pourtant, auparavant, je n'eus jamais craint une fin pour moi.
Quelle importance ?
On dit souvent que l'on voit sa vie défilé devant ses yeux quand la mort est proche, et moi, je ne vis rien, rien d'autre qu'Edward, ma vie.
J'allais rejoindre ma famille, mes amis, la mort.
Je l'accueillis comme une vieille amie, me connaissant depuis toujours, jamais tomber dans son piège, cette fois-ci, je l'attendais.
-Edward...
Mon mari se rapprocha de moi, et déposa une dernière fois ses lèvres sur les miennes, avant que les ténèbres ne se referment sur nous, à tous jamais...



Titres :

Séparation : Black night - Nuit noire
Divination : Shooting star - Etoile Filante
Consécration : Fullmoon - Pleine lune
Manipulation : Lightning - Tonner
Condamnation : Halfmoon - Demie-lune
Incarnation : Sun rise - L'aube
Confrontation : Night rain - Pluie nocturne
Sublimation : Snow night - Neigé de nuit
Lamentation : Zenith - Zénith




Page 1

Séparation : Chapitre 1
Séparation : Chapitre 2
Séparation : Chapitre 3
Séparation : Chapitre 4
Séparation : Chapitre 5
Séparation : Chapitre 6
Séparation : Chapitre 7
​ 1 | 12 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 08 mai 2009 03:31

Modifié le dimanche 02 août 2009 10:09

Séparation : Chapitre 1

Consigne :

♫ = Clique dessus, et tu auras la musique pour la scène
♫ = Arrête la musique





Livre 1
--------- ▲--------
Bella












Tout s'anéantit, tout périt, tout passe; il n'y a que le monde qui reste. Il n'y a que le temps qui dure.
Diderot Denis (1713-1784)











Prologue

Je savais que sa mère lui manquerait.
Parfois, quand elle serait seule, elle repenserait à ces détails infimes qui avaient composés sa vie.
La tristesse ne serait rien à côté du grand vide qu'elle ressentirait, mais je faisais confiance en l'avenir pour qu'il l'épargne de la perte, qui devrait veiller sur sa fille.
Je me sentirais peut-être mieux de savoir que c'était le cas.
La vie est trop courte... même pour un être immortel.


Chapitre 1
Le départ

♫ L'adieu fut bref. Des larmes, beaucoup de larmes, trop de larmes, des sourires, des gestes de la main, des promesses - sûrement oubliées - de la tristesse, des émotions...
Le soleil était au zénith, éblouissant la journée de ses rayons incandescents.
"Une belle journée, pensai-je, une trop belle journée gâchée"
Il était vrai que le décor était parfait, le soleil, une légère brise,...
Voyager par cette chaleur allait être insupportable.
Une chaleur anormale pour la région la plus humide de Washington.
-Ta ceinture, Bella, me dit l'Adonis alors que je montais dans la familière Volvo grise
Je soupirai.
Apparemment, voyager aux côtés de McGuire n'était pas suffisant pour assurer ma sécurité.
-Et toi ?répliquai-je entre mes dents
Edward semblait amusé par ma plaisanterie - si pour lui s'en était une.
Il s'apprêta à mettre le contact quand il lâcha la clé.
-Très bien ! Si tu ne tiens pas à la mettre, je vais le faire !
Je pris une mine interloquée.
Il passa ses doigts glacés sur ma bouche, et descendit sur mes épaules nues pour ensuite attraper la ceinture. Je dus réprimer un sursaut par la froideur de sa peau sur la mienne.
Son visage était si près du mien que je pu sentir son haleine fraîche et exquise m'effleurer les joues.
C'était insupportable de savoir que ma présence l'exposait à la mort.
-Je partirai seule, Edward !avais-je dis
L'intéressé avait secoué la tête.
-Il n'en est pas question, je viens !
Je n'avais pas abandonné pour autant.
-Si je pars, c'est pour ne pas faire souffrir les autres vampires, alors, je t'en prie...
Edward était venu en ma direction et m'étreignit.
-Je viens !avait-il lancé
Je n'avais pas pu protester que ses lèvres écrasèrent les miennes.
Cela m'avait convaincu, mais maintenant, je me rendais compte de l'erreur.
De mon égoïsme. Je ne pouvais me passer d'Edward, et lui de moi, pourtant, il fallait, il le fallait...
J'allais devoir l'éloigner de moi, ne serait-ce que pour quelques jours. Moins il serait avec moi, mieux je me sentirais. Pourtant, on fond de moi, je savais que c'était faux, complètement faux. Jamais je n'allais savoir mieux vivre sans lui. Je me persuadai cependant du contraire.
Tant pis, c'était le prix à payer.
Une fois ma ceinture mise, mon mari m'accorda un baiser aussi léger d'une plume, aussi précieux que de l'or, et aussi parfait que la plus parfaite des choses.
-Ca ira ?demanda-t-il
Le souffle court, je me contentai d'acquiescer.
Je gardai mes mains autour de sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner, même s'il ne me semblait pas en avoir l'envie. De toute manière, il était plus fort que moi. J'étais une faible et fragile humaine, du moins, je le croyais.
Parce qu'avec tous ces problèmes que ma vie rencontrait, je ne pouvais être sûre de rien.
En tout les cas, je me promis que cela allait changer.
-Nom d'un chien, Bella, je croyais qu'on avait faite toutes ces valises pour partir, pas pour loger dans la voiture !plaisanta Edward
Je resserrai l'emprise autour du cou de mon mari. Il ne broncha pas, et même, me décocha un sourire.
-J'aime cette bagnole, susurrai-je
Je tirai un peu plus sur la ceinture, et quand elle fut à sa limite, la retirai discrètement pour être plus prêt de lui.
♫ Mon mari se figea, puis se dégagea de mon étreinte avec une force peu contrôlée qui me fit atterrir à l'autre bout de la voiture. Je le regardai avec étonnement et peur.
Par chance, la fenêtre était ouverte, et je ne me cognai pas dessus.
Que lui avait-il prit ?
Edward resta figé, son regard lointain.
-Remets ta ceinture, Bella, on y va !dit-il sèchement
Je m'exécutai.
Le voyage allait être encore plus pire que ce que j'avais pressentis.
Géniale !
Comme si se détacher de tout n'était pas démoralisant, il allait falloir que je supporte l'humeur de mon amoureux.
D'ailleurs, son humeur était excellente, jusqu'à ce que je m'approche de lui...
Bien sûre ! C'était de ma faute !
Je m'étais approchée de lui d'un peu trop près...
Alors tout recommençait, comme si jamais je n'avais été vampire.
Mon sang l'attirait encore.
Je me blottis dans le siège et ouvris 7 jours pour une éternité.
Malheureusement, la distraction ne m'empêcha pas de culpabiliser.
" - J'ai peur, Zofia...
- Moi aussi. Laisse moi t'emmener dans mon monde, j'y guiderais chacun de tes pas, j'apprendrais tes réveils, j'inventerais tes nuits, je resterai près de toi. J'effacerai tous les destins tracés, recoudrai toutes les blessures. Tes jours de colère, je lierai tes mains dans ton dos pour que tu ne te fasses pas mal, je collerais ma bouche a la tienne pour étouffer tes cris et rien ne sera plus jamais pareil, et si tu es seul nous serons seuls a deux.
Il la prit dans ses bras, effleura sa joue et caressa son oreille du timbre grave de sa voix.
- Si tu savais tous les chemins que j'ai employés pour arriver a toi. Je ne savais pas, Zofia, je me suis trompé si souvent, et j'ai recommencé à chaque fois avec plus de joie encore, plus de fierté. Je voudrais que notre temps s'arrête pour pouvoir le vivre, te découvrir et t'aimer comme tu le mérites, mais ce temps la nous lie sans nous appartenir. Je suis d'un autre monde ou tout n'est que personne, tout n'est qu'unique; je suis le mal, toi le bien, je suis ta différence, mais je crois que je t'aime, alors demande-moi ce que tu veux.
- Ta confiance. "

Si seulement l'amour avait été plus simple pour eux. Eux qui devaient se battre pour leur camps, eux qui devaient se détester.
Je secouai la tête, et, du coin de l'½il, regardai Edward.
Il semblait absorber par la conduite, mais, je savais que non.
Etais-je Zofia ?
Etais-je celle du bien, tombée amoureuse de celui du mal ?
Comment cela se finissait-il pour eux ?
Je m'apprêtai à regarder la fin, quand je me désistai.
« Mieux vaut ne jamais savoir ce que nous prépare l'avenir, Bella. Peut-être la mort, peut-être le bonheur, mais, l'avenir, c'est l'avenir. Pourquoi ne pas profiter du présent, tant qu'il en est encore temps ! »
C'était les mots exacts d'Edward.
Oui, je les prendrai aux mots.
Si la mort attendait Zofia et Lucas, mieux valait ne pas le savoir.
Je regardai par la fenêtre.
Les paysages qui défilaient n'étaient déjà plus familiers.
Nous avions sûrement dépassé Forks depuis longtemps.
Cela me fit mal au c½ur.
Je voulus prendre le volant faire demi-tour, ce qui était de l'égoïsme.
Oh oui, c'était de l'égoïsme ! Mais la douleur intérieure me déchirait les entrailles, semblable à du feu.
Si c'était le cas, j'étais brûlée à vif.
Brusquement, je sentis le ralentissement de la voiture, et me tournai vers Edward.
Il me contemplait, ses traits crispés.
-Désolé, soupirai-je
Mon amoureux attendit un moment.
-Désolé ? Mais de quoi, Bella ? C'est moi qui devrais m'excuser. C'est de ma faute si je n'arrive pas à me contrôler.
Je secouai la tête.
-J'aurais du savoir, je n'aurais pas du m'approcher autant de toi !m'exclamai-je
-Tu avais confiance en moi, je ne la mérite pas, cette confiance ! Mais c'est tout à ton honneur de croire en moi, mais tu me surestimes...
-Pas du tout ! Tu y es arrivé, je sais que tu peux recommencer, répliquai-je
Edward soupira, et hocha la tête.
-D'accord, Bella. Accorde moi ta confiance, si tu le désires, mais...
-Je te l'accorde, et je sais que tu ne me feras jamais de mal, l'interrompis-je
Cette fois-ci, c'est lui qui m'attira vers lui.
Je glissai la ceinture, et m'accrochai à lui.
-Jamais... ?souffla-t-il à lui-même
Je pu déceler de la surprise dans son regard.
A quoi pensait-il ?
Il était près de 13h00 maintenant.
Renesmée, mon père, les amis.
Je savais qu'il me manquerait.
Je les imaginais, sous la pluie habituelle de Forks.
Renesmée jouant avec Jacob, mon père en train de brûler des pancakes, Angela, Jessica, Mike, Eric, en train de rire.
Maintenant, mon corps tout entier était incendié.
J'enfouis mon visage dans le torse glacé d'Edward.
Je devais arrêter de penser à eux. Ils devaient sûrement être heureux, là où ils étaient.
Moi aussi, je devais être heureuse, j'avais Edward, c'était tout ce qu'il me fallait. C'était tout ce qu'il me fallait.
« Maman, tu pars pour combien de temps ?
-Juste le temps de... trouver une solution à ses problèmes, ne t'inquiète pas, avais-je répondu
Renesmée avait plongé dans mes bras, tremblante d'émotions.
J'avais sentit un liquide chaud coulé sur mon cou, c'était ses larmes.
-Ne pleurs pas, je reviendrai dès que je pourrais !
Malgré mes exigences, moi-même n'avais pas pu les respecter.
Des larmes coulaient sur mes joues.
Je me demandais encore si le danger qui émanait de moi était valable pour Renesmée. Peut-être pas, comme c'était un hybride, mais je n'avais pas voulu courir le risque, sa vie était en danger.
Je l'embrassa et la couchai dans son lit.
C'était si beau de savoir que c'était mon ½uvre – et aussi celui d'Edward.
-Dors bien, je t'aime »
Tout à coup, il releva la tête et me rejeta – doucement – sur mon siège.
Etait-ce encore mon sang ?
Je remarquai à son regard qu'il était inquiet.
Il huma l'air, et, en une fraction, redémarra la voiture à du 90km/h.
-Qu...
-Des vampires, ils sont nombreux, en voiture. Je ne sais pas ce qu'ils nous veulent, mais leurs parfums ne me sont pas familiers. Je vais essayer de les semer, m'interrompit Edward
♫ Alertée, je remis ma ceinture, rangeai mon livre dans mon sac, et tirai une boîte d'allumette.
-Tu crois que ça va être utile ?demandai-je en désignant la boîte
J'essayai de prendre l'air de plus dégagé possible, ce qui n'était pas une réussite.
Quels étaient ces vampires ?
Nous voulaient-ils du mal ?
Des milliers de questions fourmillaient dans ma tête, sans trouver aucune réponse.
-Je... Tu te balades toujours avec des allumettes dans ton sac ?
Je souris.
-Vu toutes les bizarreries dont ma vie est peuplée, je m'attends à toute sorte de chose, répondis-je
Mon mari prit la boîte et la glissa dans sa poche.
Si jamais les vampires me sentaient ?
Edward devrait se battre contre des vampires, alors qu'ils étaient seuls.
Je refusai de prendre le risque de le blesser, ou...
Non, Edward ne pouvait pas.
Mon mari grogna, et appuya sur l'accélérateur.
Je me retournai et découvris avec effroi une voiture, un 4x4 qui nous poursuivait.
-Edward...
-Je sais, me coupa-t-il
Il prit un virage en épingle à cheveux à 20km/h, puis, dès que la voiture eut passé le virage, il reprit à 110km/h.
J'avais peur. Oui, j'avais peur qu'ils nous rattrapent. J'avais peur pour Edward, surtout.
Combien étaient-ils ?
Pour tenir dans un 4x4 comme ça, ils pouvaient très bien être 6, voir 7.
7 contre 1... aucune chance.
-Je..., souffla Edward
-Quoi ?
Il resta silencieux.
-Je crois savoir qui ils sont, et si ce sont eux, il faut absolument qu'on les sème !
-Qui sont-ils ?
Je me mordis la lèvre.
Cette scène m'était familière. Il y a 2 ans, quand James me traquait, et que j'étais dans la voiture d'Edward, celle d'Alice derrière. Malheureusement, ce jour-là, ce n'était pas Alice...
-Le clan de la tradition. Comme je t'ai transformé sans te mordre, et qu'ils en ont eu vent, ils croient que c'est un crime contre la « tradition ». Bref, ces vampires veulent se venger en tuant...
-La créature, et le créateur, devinai-je
Mon mari acquiesça.
Non, ce n'était pas possible, pas ça...
-Carlisle m'avait parlé du risque, mais je ne pensais pas qu'ils connaîtraient notre situation, surtout que, maintenant, tu n'es plus vampire. Mon père m'avait aussi dit qu'il connaissait deux membres de ce clan. Wilfrid et Jehan. Apparemment, Wilfrid Stekel est capable de changer les souvenirs d'une personne, et Jehan Larcin peut déclancher le délire, expliqua-t-il
-Mais, on ne peut pas leur prouver que je n'ai jamais été transformée ? Puisque je suis humaine maintenant, ils seront bien obligés de me croire, non ?
Edward secoua la tête en signe de dénégation.
-De toute manière, ils ont bien vus qu'on essayait de les semer, et de plus, ils détestent notre famille, ça leur fera une bonne raison d'en enlever deux membres.
Je sentis la voiture accélérer encore plus, et aperçu le cadran d'essence.
-Edward... !
-Qu'y a-t-il ?s'enquit mon amoureux en regardant dans le rétroviseur, craignant que les vampires nous ai rattrapés
Je montrai du doigt le cadran.
Il n'y avait presque plus d'essence !
Sans essence, nous étions fichus.
-Ne t'inquiète pas ! Tu veux bien regarder en dessous de la banquette arrière ?
Je m'exécutai, et découvris avec surprise un bidon d'essence remplit – et lourd !
-Comment on fait pour remplir le réservoir ?
Edward se pinça les lèvres.
Il n'avait plus les yeux bruns dorés, comme je les aimais tant. A la place de ça, il avait les yeux noirs, profond. L'on aurait dit qu'on pouvait se noyer dans ses iris sombres.
-Tu vas prendre le volant pendant que je le ferais, suggéra-t-il
-Il n'en est pas question !me scandalisai-je. Ah ça, non ! Si jamais les vampires te voient...
Avant que j'aie pu finir ma phrase, Edward déposa ses lèvres sur les miennes.
Le contact de ses lèvres m'apaisa un instant.
-Je sais ce que je dois faire, tout va bien aller. N'hésite pas à aller sur la pédale !me conseilla-t-il avant de disparaître dans l'ouverture de la voiture
♫ Je m'installai sur le siège conducteur et pris le volant, en larme.
Jamais je n'avais eu si peur pour lui.
C'était trop douloureux.
Je me rendu compte qu'en fait, je n'avais jamais conduis la Volvo.
Cela était agréable, confortable.
Le volant répondait exactement à mes mouvements.
J'appuyai avec crainte sur l'accélérateur.
Mes mains tremblaient.
J'avais une telle responsabilité !
Des gouttes de sueur perlaient sur mon front.
J'entendis Edward verser l'essence, puis un coup de klaxon.
Tout mon corps était agité de tremblements.
-Edward !appelai-je
Ma voix était chevrotante.
-Ca va, dit-il alors qu'il rentrait à l'intérieur de la voiture
Je respirai profondément pour me soulager.
-Je prends le volant, Bella.
Je repris ma place sur le siège passager.
Des frissons me parcoururent le dos, c'était pourtant une chaude journée.
Le soleil était haut dans le ciel bleu azur.
Mais nos poursuivants ne lâchaient pas, et je perdais de plus en plus espoirs.
-On n'y arrivera pas, Edward. C'est trop tard !me lamentai-je
-Ne dis pas ça ! On ne peut pas les laisser nous rattraper !
Je regardai le pare-brise, la voiture fonçait dans un fossé !
♫-Edward !m'écriai-je
Il était trop tard pour faire un man½uvre.
Je ne sentis rien, je n'entendis rien, à part le bruit de la voiture fonçant contre le col d'une montagne. Aucune douleur. N'était-ce pas mieux comme fin ? Mourir d'un banal accident de voiture ?

-Bella ?! Réponds !
Ma force me quittait, je le sentais.
Pourtant, je pouvais à nouveau entendre.
Je ne pouvais ni voir, ni parler, juste entendre la douce voix d'Edward, une dernière fois.
-Je t'en prie ! Ne me fais pas ça ! Non...
Ce fut les dernières paroles.
Avoir peur de mourir était idiot. Pour moi, c'avait sans doute été la meilleure chose, sans doute... Sans doute avait été ça, la fin pour Zofia. Lucas, lui, avait survécu, parce que tout le protégeait. La bataille était finie, le mal l'emportait.
« Pauvre Lucas, pensai-je »
Après tout, il avait perdu la seule chose à laquelle il tenait, la seule personne qui avait su le convaincre d'arrêter ce mal...
Une fin tragique. Mais moi, j'avais eu de la chance. Oui, j'avais échappé à une mort douloureuse. Et puis, Edward pourrait fuir, il savait courir vite.
Oui, tout était bien qui finit bien !
De quoi j'avais à me plaindre ?
Une mort douce et lente, sans douleur, juste mon mari, à mes côtés.
Franchement, je n'avais jamais songé que j'allais mourir comme ça !
Que idiotie de vie !
« Ne t'inquiète pas Edward, je vais... bien aller, pensai-je fort »
Je sentis quelque chose de glacée autour de mon cou, puis plus rien.
♫


​ 1 | 6 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 15 mars 2009 08:20

Modifié le dimanche 02 août 2009 08:12

Séparation : Chapitre 2

Chapitre 2 :
Secret


♫Il n'y avait plus d'espoirs... Pourtant, quand je r'ouvris les yeux, ce ne fut pas Zofia qui m'accueillit, mais le beau et parfait visage de mon mari.
Oui, c'était lui, devant moi.
Mais je ressentais une atroce douleur à la tête.
Elle me brûlait horriblement.
C'était sûrement dû à un choc que j'avais ressenti lors de l'accident.
Ma peau aussi me brûlait, comme incendiée à l'intérieur.
Le sang tambourinait contre mes veines, et mon pouls s'accélérait.
La douleur était horrible.
Pourquoi n'étais-je pas morte, comme je l'avais cru ?
Pourquoi fallait-il toute cette souffrance.
C'était insupportable, il fallait que ça cesse.
Mon corps était secoué de violentes secousses.
Je n'avais plus d'énergie, et c'était, malgré moi, que je tremblais de tous mes membres.
Tout tournait autour de moi.
Non ! Il fallait que je meure ! Maintenant !
Edward me regardait toujours, le visage marqué par la tristesse.
Comme pour s'excuser.
Lucas... Etait-il retourné dans le mal ? Tant la tristesse le ravageait ?
Pourquoi n'avait-il pas essayé de la sauver ? Pourquoi l'avait-il regardé mourir sous ses yeux ?
Elle lui avait tout appris. Elle l'avait aimé, oui, tant aimé...
Edward retomba dans le flou.
Il n'y avait que tâches.
Qu'on en finisse, vite !
Le contact d'une main tiède sur ma joue me fit sursauter.
Pourtant, elle était douce et lisse.
Je r'ouvris les yeux une nouvelles fois, les tâches s'étaient rendues plus nettes, et je pu découvrir que c'était la main d'Edward sur ma peau.
Cependant, je le savais, cela ne pouvait être possible.
-Ca va, mon ange ?susurra l'ange blanc
J'acquiesçai, ce qui m'arracha une grimace.
La douleur s'estompa peu à peu, ce qui me soulagea.
♫J'essayai de me relever, mais Edward m'en dissuada d'un geste de la main.
-Reste allongée... Tu as besoin de quelque chose ?
Je reconnus l'endroit qui m'entourait, c'était la Volvo.
Elle était pourtant aller se fracasser sur le flanc de la montagne.
L'incendie sous ma peau s'éteignit, et je retrouvai mes sens.
Il me semblait que j'entendais plus de chose. Le craquement des arbres dehors, le chant des oiseaux, les feuilles osciller au vent.
Mon odorat aussi me surpris.
Le pin, le cuire de la banquette, le sang...
Je me relevai brusquement, manquant de cogner Edward.
-Edward ?balbutiai-je
Il resta silencieux.
Mais son regard en disait long.
« Oui, tu as raison »
Impossible...
Je portai ma main à mon cou, et sentit un creux. Comme quelque chose qui aurait entaillé ma peau.
Mon amoureux resta silencieux, puis acquiesça.
C'était... inexprimable !
Je retrouvais tous mes sens, comme si je venais de ma réveiller.
Ma vraie nature.
♫-Tu... Tu m'expliques ?demandai-je à Edward
Il s'approcha de moi, et m'enlaça.
Son silence m'inquiétait.
Que s'était-il passé de si important – mis à part ma... (Je déglutis) transformation – ?
Cela me paraissait impossible d'être à nouveau vampire. C'était ma nature, ma véritable nature. Je me sentais tellement bien dans ce corps froid et dur, pâle, et parfait.
Mais pourquoi ?
Pourquoi cette transformation ?
Pourquoi ce silence si inquiétant ?
-Edward, chuchotai-je contre son oreille
L'on aurait dit qu'il se réveillait d'un rêve. Son regard était lointain.
Il se pinça les lèvres.
-Quand la voiture s'est renversée, commença Edward, tu... la portière s'est enfoncée dans ta jambe, tu a commencé à perdre beaucoup de sang. Alors... j'ai cru que tu allais mourir. L'autre clan a voulu te tuer. Je n'avais pas le choix... Tu comprends ? Je suis tellement désolé... tellement.
Sa voix se perdit. Il me regardait avec tant de tristesse.
Edward aussi avait frôlé la mort, et je fus rassurée qu'il n'ait rien.
Une odeur de sang – sûrement le mien embaumait l'air.
J'avais du mal à supporter cela.
-Tu était si proche de la mort, si faible..., souffla l'ange à mes côtés
-Ne regrette pas de l'avoir fait, Edward !
-Mais si, Bella ! Tu ne comprends donc pas ? J'aurais pu te tuer, tu aurais pu mourir dans d'atroce souffrance, alors que le destin qui t'attendait était moins funeste. Je m'en veux, Bella, tu ne peux pas savoir à quel point.
-Tais-toi, Edward. S'il y a une chose que tu dois regretter, ce de ne pas m'avoir encore expliqué pourquoi tu es nu ?
Il me sembla que mon mari esquissa un sourire, pas tout à fait certain.
Je regardai autour de moi, tout était ordinaire, la même voiture, le même décor. Pourtant, quelque chose clochait.
-J'ai utiliser mes vêtements pour que tu n'aies pas froid, avoua Edward
Je baissai les yeux et vis des vêtements posés sur moi.
-Tu aurais quand même pu garder tes sous-vêtements !plaisantai-je
Il me paraissait étrange de plaisanter.
Après tout, j'avais frôlé la mort.
Et à l'heure qu'il était, je n'aurais pas pu plaisanter.
Cette pensée était étrange.
-Je les ai mis sous ta tête, pour qu'elle soit surélevée.
Il y avait un drôle de ton dans sa voix.
-Edward...
Il secoua la tête, comme pour chasser un mauvais souvenir.
-Tu te rappel de ce qu'avait dit Carlisle ?me demanda mon amoureux
Je me rendis compte que mes souvenirs d'humains étaient encore assez intacts, ce qui n'était pas habituel.
« Une transformation serait trop risquée. On ne peut pas prédire ce que ça va engendrer. Peut-être un plus grand danger ? »
J'acquiesçai.
♫-Mais...
-Il n'y a pas de « mais », Bella, me coupa-t-il. Jamais je n'aurais du. Je t'ai fais courir un trop gros risque.
-Mais ce risque n'est pas arrivé, répliquai-je. Alors pourquoi s'en vouloir ?
Edward posa ses yeux non pas brun dorés, mais noirs, il s'en voulait encore, mais pourquoi ?
-Cela peut arriver à tout moment, murmura-t-il doucement
Les cernes foncés d'Edward ressortirent encore plus quand sa peau devint pâle, presque blanche.
Je me foutais du danger que je courrais, si lui était en sécurité.
-Edward.
-Oui ?
-Qu'est-ce qui est arrivé après que tu m'aies mordue ?
Mon amoureux soupira tristement.
Je sentais de l'hésitation sur son visage.
Pourquoi ne voulait-il pas me dire ?
-Eh bien, ils sont partis. Je sais, c'est étrange, mais quand ils ont vus que tu perdais du sang, ils ont fait demi-tour.
C'était déconcertant.
Pourquoi ?
Peut-être pensait-il s'être trompés ?
-Mais ne parlons plus de ça, dit-il à mi-voix
L'odeur de sang dont l'air était chargé était insupportable, il me fallait à tout prix me nourrir.
Je me raclai la gorge, espérant que cela apaise ma soif, ce qui n'en fit rien.
-Tu as besoin de chasser, décréta Edward. Viens.
Je sortis donc avec mon mari de la voiture.
Tout de suite, des milliers de senteurs différentes me parvinrent.
Terre, arbre, des feuilles mouillées, essence, et du sang...
Ce fut celle qui m'attira le plus.
Je regardai la voiture, et vit dans quel état elle était.
Le capot était défoncé, le rétroviseur avait volé en éclat, un phare de devant était totalement détruit, et une portière – de mon côté – était enfoncée.
Je pensais à la tristesse d'Edward, il avait toujours aimé cette voiture.
-Ce n'est pas beau à voir, en effet, avoua Edward en devinant mes pensées
Je lui pris la main.
Son visage n'exprimait aucune tristesse, mais je savais au fond de lui qu'il l'était.
A force d'humer l'air, je pu connaître de quoi était composer tous les parfums de cette plaine.
Malgré tout, de nouvelles odeurs me parvenaient au fil du temps.
Je fermis mes yeux pour me concentrer.
La douleur à ma gorge redoubla d'intensité, c'était du sang.
Il était tout proche, à peine à quelques kilomètres...
Il me sembla qu'Edward ricana.
♫Je m'encourus là où m'emmenait le délicieux parfum.
Je ne me souciais plus d'autre chose, j'étais en transe.
Je me sentis aussi un peu gênée, Edward avait réussit à se contrôler devant se parfum si exquis, mais pas moi.
Je chassai tout ça de ma tête. Je ne pouvais réfléchir dans cette situation.
Rien ne pourrait me détourner de ce que je voulais, le sang.
J'allais si vite, que je n'avais pas conscience de la distance que j'avais parcourue.
J'avais déjà dépassé la ville où nous étions, d'ailleurs, je ne savais même pas où nous étions.
J'adorais cette sensation de vitesse que je ressentais.
Comme si je m'évadais d'une prison, d'une prison d'humaine.
Cela n'avait plus d'importance à mes yeux en ce moment.
Je n'étais plus qu'à un kilomètre, si pas moins.
Je ne pouvais réfléchir, maintenant, tant ma tentation était forte.
-Le sang... Le sang, me répétais-je à moi-même
J'en étais complètement obsédée, comme s'il n'y avait que ça qui existait.
J'en étais tellement proche, si proche...
Si proche, que je pu reconnaître que c'était un cerf, une proie si facile.
En quelques secondes, j'y étais. Là, devant lui.
Il était si vulnérable, si pitoyable.
Jamais il ne pourrait m'échapper.
C'était trop facile.
Beaucoup trop facile. Je voulais que la difficulté s'installe, qu'il essaye de s'enfuir et que je n'arrive pas à le rattraper, je voulais courir après lui, jusqu'à ce qu'il soit épuisé de courir et qu'il se rende lui-même à moi.
Corser les choses était tellement mieux, le plaisir n'en serait que plus intense.
Soudain, il tourna sa tête qui portait fièrement ses bois vers moi.
Il s'était enfin aperçu de ma présence, cela devenait intéressant.
Il prit peur et s'encouru.
J'attendis quelques minutes, le temps qu'il puisse prendre de l'avance, puis, je m'encourus moi aussi, toujours aussi assoiffée.
Je fis plusieurs sauts, et, ensuite, je me retrouvai à la même hauteur que lui. J'étais trop forte pour m'amuser à ça.
J'essayai quand même de ne pas aller trop vite, mais mon envie de sang était si intense que je n'y arrivais pas.
Je grimpai à un arbre et bondit sur l'animale.
Je lui plantai mes dents dans se peau dure qui ne faisait pas le poids contre moi. Boire du sang était pour moi une redécouverte, comme quelque chose que j'avais toujours bu, mais que je venais de vraiment d'y faire attention.
C'était indescriptible. La sensation que je ressentais n'avait rien de commun avec aucun de mes souvenirs quand j'étais vampire et que je buvais du sang.
C'était totalement différent. Tout était différent.
J'aspirai le sang de la bête de plus en plus vite.
Je n'étais pas rassasié. Il me fallais plus de sang, plus.
Il n'y avait plus rien à aspirer, le cerf n'était plus qu'une carcasse d'un animale vidée de son sang.
Je m'encouru de nouveau. Une nouvelle saveur m'avait effleuré les narines.
Un daim. Si facile à attraper.
Cette fois-ci, je n'allais pas corser les choses, tout cela m'était encore impossible pour l'instant, je n'étais qu'un nouveau-né.
Mais je parvins à réfléchir, à oublier un moment ce que je faisais et à penser.
Edward. Que faisait-t-il en ce moment ?
Peut-être chassait-il lui aussi ?
Je ne sentais plus son odeur mielleuse que j'aimais tant, j'étais frustrée. Tout ce que je sentais, c'était le sang du daim.
Je pris une grande inspiration. Je ne le sentais vraiment pas.
Il était trop loin.
J'aurais tellement voulu qu'il assiste à une de mes chasses.
Qu'il me félicite.

♫La chasse avait été bonne.
Je me sentais... bien !
Par contre, je n'avais pas réussie à être aussi propre qu'avant.
Mes vêtements étaient tâchés de sang.
Et il me semblait que près de la Volvo grise défoncée, j'avais aperçu mes valises déchiquetées.
Cela m'étonnerait que les humains ne remarquent rien si je m'amenais dans un magasin, vêtue de vêtements ensanglantés.
D'ailleurs, j'avais compris le plan d'Edward.
Il m'avais amener dans un endroit sans aucun humains, ce qui était plutôt rassurant.
Je ne voulais pas boire de sang d'humain, je ne voulais pas attaquer des humains.
Cette pensée me fit frémir. Non, comme la première fois, j'aurais pu me retenir.
Plus je me rapprochai de la voiture, plus je m'inquiétais. J'aurais déjà dû sentir l'odeur d'Edward. J'étais si près de la voiture.
Peut-être chassait-il en ce moment ?
Une impression de déjà vu me vint à l'esprit.
Je n'arrêtais pas de me répéter la même chose depuis que j'étais partie chasser.
J'aurais dû rester avec lui.
Pourquoi me tracassais-je ainsi ?
Il ne pouvait rien lui arriver de terrible.
Je n'avais qu'à crier pour qu'il m'entende et qu'il vienne vers moi.
Tout cela était si simple, pourquoi étais-je devenue paranoïaque ?
Je secouai la tête pour me remettre les idées en place.
C'était sûrement ça, il avait du chasser ailleurs.
Je me rappelai encore des cernes violettes sous les yeux d'Edward.
Avant, cela m'avait toujours effrayé. Et m'avait fait culpabiliser. A cause de mon sang, il devait souffrir en silence.
Mais tout cela, c'était du passé, s'en était fini.
Je caressai la marque des dents d'Edward qui étaient restées imprimées sur mon cou.
♫-Edward !appelai-je
Pas de réponses.
Je recommençai une deuxième fois, puis une troisième fois.
Toujours rien.
Je commençai à me décourager. Ne fallait-il pas mieux l'attendre dans la voiture, comme aurait fait la femme idéale.
Je repensai à cette perspective de la chose.
J'étais sa femme. J'aimais me dire ça.
Je lui appartenais et il m'appartenais, pour la vie – ce qui pour nous est une éternité – et pour la mort – ce qui ne nous arrivera jamais, non jamais...
Cette conception de l'éternité était si parfaite à imaginer.
Juste lui et moi, et l'éternité qui se dressait devant nous, telle notre victoire de la perfection.
Je me demandai si tout cela était aussi magique pour lui que pour moi. Si lui et moi avions la même conception de la vie parfaite.
Je rêvais tellement que le problème qui bloquait ma joie complète serait bientôt qu'un mauvais souvenir...
Je pourrais revenir à Forks et revoir tous ceux que j'avais quittés trop tôt. Ma fille, ma Renesmée, mon père, Jake, les Cullen...
Ils ne méritaient pas d'avoir été traité comme moi je les avais traité.
Je m'étais obligé à les détester pour avoir plus facile à les quittés.
Je m'étais obliger de faire souffrir les autres pour ne pas que je souffre moi.
Je n'avais pas pensé à la douleur qu'ils ressentiraient.
Je savais à quel point Renesmée avait eu souffert.
Son père et sa mère l'avaient abandonné.

L'impatience commençait à s'installer.
Edward n'était toujours pas là.
Je ne pouvais faire rien d'autre qu'attendre.
Non ! Je n'allais pas rester là !
Je devais aller le chercher.
S'il ne m'avait pas entendu, il devait être très loin.
J'appelai une nouvelle fois Edward, en vain...
Je pris mon élan et fonçai tout droit, ne sachant pas où chercher.
Peut-être qu'en allant plus loin, je sentirai son odeur et pourrai le retrouver.
J'étais sûre que je m'inquiétais pour rien, mais il n'avait aucune raison de se trouver si loin de la voiture.
Courir, courir... Même si les vampires ne se fatiguaient jamais, ils devaient s'ennuyer. Toujours répéter les mêmes actes tout le temps.
Je commençai à respirer l'air pour sentir Edward.
Toujours pas son parfum que j'aimais tant.
Je secouai la tête, frustrée. Mais je continuer à humer l'air à la recherche d'Edward.
Soudain, je sentis une odeur spéciale, une odeur qui m'était inconnue.
Elle était parfaite, aussi parfaite que celle d'Edward.
J'eus envie de me diriger vers cette odeur et d'oublier ce que je cherchais.
Je pris un virage vers la gauche.
L'odeur était plus forte, pus agréable.
Je ne pouvais retourner sur ma route, de toute manière je n'avais pas de chemin.
Cette odeur devint de plus en plus agréable jusqu'à ce que j'en sois, tout à coup, complètement dégoûter.
Elle était écoeurante, presque nauséabonde.
J'eus envie de vomir, même si les vampires ne pouvaient le faire.
Et c'était là que je sentis une autre odeur, Edward.
Il venait de la même direction que celle qui m'écoeurait.
J'aurais bien voulu arrêter de respirer, mais j'avais repéré Edward et je ne le lâcherai pas.
L'odeur mielleuse d'Edward s'intensifiait à mesure que j'avançais.
Des bribes de conversations se faisaient entendre.
Je m'approchai doucement, au cas où c'était dangereux.
De toute manière, si c'était des vampires, ils me sentiraient et m'entendraient. Pour cela, je gardai mes distances.
-Et donc ?demanda une voix familière, celle d'Edward
Le silence tomba pendant quelques instants.
Des murmures se firent entendre, inintelligibles.
Je me rapprochai d'encore plus prêt.
Le vent tourna à l'opposé de ma direction, ils ne me sentiraient donc pas.
Je pus apercevoir Edward.
Son visage était dénudé d'expression.
Je regardai à côté de lui, il n'y avait personne.
A qui parlait-il ?
Je me rapprochai encore.
Je m'arrêtai quand je fus assez prêt pour conclure qu'il n'y avait bel et bien personne à par Edward et moi.
Pourtant, des murmures venaient de là où était Edward, sans qu'il bouge les lèvres.
- Dites leur que nous serons dans l'Oregon, et ils seront où nous sommes, demanda Edward
Les murmures continuèrent, puis disparurent.
Je me cachai mieux pour ne pas être vue par Edward.
Je me demandais s'il m'avait vu, car il était soucieux.
Il tourna les talons en a direction, les sourcils froncés.
Il s'approcha à pas feutré de ma cachette.
Il était toujours aussi mystérieux, ténébreux.
Je ne pus m'empêcher de l'admirer, sans faire attention si j'étais visible ou pas, ce qui fus ma grande erreur.
Je vis son visage se transformer.
Ses traits soucieux étaient devenus sérieux, même fâchés.
Il tourna la tête en ma direction.
J'étais cuite, il m'avait vu.
Sans un bruit, il s'approcha, me prit le bras et m'entraîna à toute vitesse vers la voiture.
Il me mit sur son dos.
Je ne su quoi dire.
Alors, je ne dis mot pendant tout le trajet.
Etait-il fâché ?
Je ne savais pas le dire, son expression était indécelable.
J'eus l'impression que nous arrivâmes plus vite que le temps que j'avais mis pour l'aller.
Sur le dos d'Edward, j'étais bien installée.
Enfin, pour moi, c'est toujours confortable.
Je descendis de son dos et glissai sur l'herbe humide.
Il me fusilla du regard.
Je serrai les dents.
Je ne savais pas ce qui allait suivre et m'attendais au pire.
Je pensai à ce que j'avais fait.
Ce n'était pas si grave.
J'avais le droit de savoir ce qu'il faisait.
Edward inspira profondément, bien que ce ne soit pas utile.
♫-Bella, ce n'est pas à ton habitude d'espionner les gens !murmura-t-il. Je ne sais pas pourquoi tu as fais ça !
Je secouai la tête en signe de dénégation.
Alors comme ça, il ne savait pas ?
Il ne savait pas ce qu'il avait fait ?
-Tu le sais très bien Edward, pourquoi étais-tu là-bas ?interrogeai-je d'un ton accusateur
-Non, je n'en sais rien ! Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?
-En quoi est-ce mal de vouloir savoir ce que tu fais ?ripostai-je
Il me lança un regard noir auquel je répondis encore plus mécontente.
-Peut-être que si je ne le te dis pas, c'est pour ne pas que tu le sache, tu ne crois pas ?
Je m'appuyai contre la voiture.
Mes vêtements étaient toujours tâchés de sang.
Je les regardais en faisant une grimace.
Je ne voulais pas regarder Edward, je n'aimais pas son regard quand il était fâché.
Edward regarda au ciel, des gros nuages noirs venaient couvrir le soleil.
-Figure-toi, lançai-je, que tu es partie sans que je puisse savoir où tu étais, et je me suis inquiéter ! Tu ne m'as même pas prévenue !m'écriai-je
Quelques secondes s'écoulèrent dans le silence le plus absolu, quand, tout à coup, la pluie s'abattit sur nous.
Des gouttes ruisselaient sur mon visage et celui d'Edward.
Il me regarda, pensif et prit mon visage entre ses mains.
-Je suis désolé, je voulais te le dire, mais tu n'aurais pas voulu, comme je te connais !rigola-t-il
Cela me fit plaisir qu'il retrouva le sourire.
Je caressai ses cheveux, mouillés par la pluie.
-Dis moi, Edward.
Il hocha la tête.
-Je parlais à un homme...
Je pris une expression interpellée.
Je n'avais vu personne pourtant.
-Oui je sais, reprit-il, tu te demandes comment ça se fait. L'homme avec qui j'ai parlé est un ancien de la tribu des Mayhem. Il m'apportait des nouvelles de ma famille, et de la tienne aussi. Ils arrivent...
Je secouai la tête.
Je ne comprenais pas.
Qui arrivait ?
-Les Cullen, ils vont nous aider, tu verra, nous les attendrons à Oregon.
Je me rappelai de la phrase d'Edward : «Dites leur que nous serons à Oregon, et ils seront où nous sommes »
Il parlait des Cullen.
Je n'étais pas très joyeuse à l'idée que ma belle-famille vienne.
Je ne voulais pas qu'ils se mettent en danger pour moi.
J'étais partie pour ne pas qu'ils souffrent, et ils ne trouvent pas mieux à faire qu'à venir !
Je mis mes poings sur mes hanches, et fis la moue.
Il posa ses mains sur mes épaules.
-Je savais que si je te l'avais dit, tu n'aurais pas voulu... C'était une sorte de surprise, murmura-t-il
Je secouai la tête.
-Une mauvaise surprise, maugréai-je
La pluie continuait de s'abattre sur nous.
Des gouttes ruisselaient sur mon visage et celui d'Edward.
Il resserra son emprise autour de mes épaules.
Je ne voulais pas le quitter, nous allions affronter le danger ensemble, main dans la main.
-Qu'est-ce que tu as fait des tes vêtements ?rigola-t-il
Je fis la moue. C'est vrai que je les avais oubliée ceux-là.
Il se rapprocha de moi, me serrant contre son torse chaud.
Une envie me prit d'un seul coup.
Il déposa ses lèvres sur les mienne.
Nous nous embrassâmes fougueusement.
Je ne pouvais pas contrôler ma force et sentis qu'Edward se saisis.
-Tu pourrais faire attention !rigola-t-il
Je mordis mes lèvres et souris.
-Je me contrôlerai, promis-je
Il souffla dans mon oreille et souris.
Son souffle chaud parcoura tout mon corps et me fit un plaisir intense.
Mes lèvres cherchèrent les siennes, tandis qu'Edward me protégea de la pluie avec ses bras.
Il m'emmena dans la voiture, en murmurant un « Je t'aime » contre mon oreille


​ 1 | 4 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 15 mars 2009 08:23

Modifié le vendredi 14 août 2009 10:34

Séparation : Chapitre 3

Chapitre 3
De retour


Ce matin, je me réveillai dans les bras d'Edward.
Je ne bougeai pas.
L'arrivée des Cullen n'était pas une bonne idée, je le savais.
Si j'avais fuis Forks, c'était pour eux, alors à quoi bon ?
Il me sembla qu'Edward remua.
Peut-être pensait-il à la même chose que moi ?
Mais il n'était pas contre, lui.
Si jamais quelque chose se passait ? Si jamais je tuais un membre de la famille Cullen ?
Je secouai la tête.
Edward colla sa bouche contre ma nuque.
-Je t'ai réveillée ?demanda-t-il
Je ne répondis pas.
Mais le son de sa voix me rappela la soirée de hier, et je frissonnai de plaisir.
Cela faisait longtemps, depuis que j'avais perdue mes capacités de vampires.
Mon mari prit mon visage et le tourna vers lui, pour me donner un baiser.
Je lui souris.
Rien n'avait d'importance, si nous étions deux, nous deux.
Ses doigts fourragèrent mes cheveux avec tendresse.
-Je n'oublierai pas ça, chuchotai-je
Edward rit doucement, en continuant de caresser mes cheveux.
-Si on allait chasser ?questionna mon amoureux
J'acquiesçai, quand je me rendis compte que les seuls vêtements qui me restaient étaient en lambeaux, à présent.
Edward sembla en prendre conscience aussi.
-Tient, prend ma veste, elle va te paraître comme une robe, pour toi.
Je pouffai, tandis qu'Edward enroula sa veste autour de moi.
La veste sentait son odeur, une odeur mielleuse, et si familière.
Nous sortîmes de la voiture, et humâmes l'air.
-Un groupe d'élan, non ?demandai-je à mon expert de mari
Il opina et s'élança là ou le sang nous conduisait.
Mains dans la main, nous nous mîmes à la poursuite du groupe d'animaux.
Le bois était plutôt loin, même pour un vampire.
Mais ce n'était pas grave, c'était encore mieux si ce moment durait une éternité. Et si... Renesmée était là, ce serait tellement magique.
La soif commença à brûler ma gorge.
Edward me prit la main, sentant que la soif si faisait sentir, car, lui aussi avait la même chose.
Le vent faisait voler mes cheveux.
Edward, lui, était toujours aussi décoiffé.
Désormais, aucune barrière ne me séparait de lui... A part ce maudit problème dont je devais me débarrasser.
C'était comme si lui et moi étions seul maître de notre destin.
Que le temps n'était qu'un petit barrage, facile à éliminer.
Il ne me suffisait pour ça que d'une solution : de l'aide.
J'essayai de ne pas aller trop vite, mais Edward accéléra, lui aussi. J'avais oublié qu'il avait la vitesse d'un nouveau-né, nous pouvions donc courir en même temps.
-Ne sois pas si impatiente !ironisa Edward
Je souris.
J'étais impatiente, c'est vrai. Mais je n'étais qu'un nouveau-né.
L'odeur se rapprochait à mesure que l'on avançait.
J'humai l'air pour savoir quelle direction prendre.
Edward n'avait plus autant besoin de cela que moi.
Son expérience était bénéfique pour moi.
Il me serra encore plus fort ma main dans la sienne.
Nous n'étions plus très loin.
J'étais de nouveau en transe, mais je devais me concentrer pour ne pas qu'Edward soit trop amoché. Car il était vrai que, souvent, je ne contrôlais pas ma force, et serrais un peu trop fort la main d'Edward. Lui, pour me prévenir, rigolait toujours – drôle de façon !
Brusquement, nous nous arrêtâmes.
Le troupeau d'élans était juste devant nous.
Je n'attendis pas qu'Edward s'y mette d'abord, j'avais trop soif.
Je lâchai la main d'Edward et m'approchai gracieusement de la troupe.
Ils ne me remarquèrent pas, ce qui me fit sourire.
Je repérai un élan robuste, juste ce qu'il me fallait.
Je pensai à ce que cela me ferait de boire du sang, j'en étais déjà folle. Cette impression m'arracha un petit rire sournois.
Je bondis sur le bestiale, il ne pu s'enfuir, j'étais trop rapide, trop forte.
Je plantai mes dents dans sa peau cuirassée.
Le sang apaisa ma douleur à la gorge.
J'aspirai à goulûment, sans être jamais rassasiée.
Je regardai à côté de moi. Edward avait lui aussi eu une prise.

-Edward ?
-Oui ?
-Comment ça se fait que je n'ai pas vu cet homme, hier, dans la tribu des... Mayhem, c'est ça ?
Mon mari acquiesça.
-Comment cela se fait-il que je ne l'ai pas vu ?demandai-je prudemment
Mon mari secoua la tête.
-Il ne fait plus partit de cette tribu maintenant
-Pourquoi tu ne l'as pas vu ?répéta-t-il
J'acquiesçai.
Je préparais sa réponse. J'essayais de l'anticiper.
Je préparais aussi une réponse au cas où il reparlerait des Cullen. Je pourrais essayer de changer de sujet, mais je n'étais pas forte à ce jeu là. Que pourrais-je bien dire ?
J'appuyai ma tête sur son épaule. Essayant de trouver une réponse.
-La tribu des Mayhem a des pouvoirs très spéciaux, il y en a qui peuvent se rendre invisible. Comme l'homme est un ancien de cette tribu, il a encore les pouvoirs. Voila qui répond à ta question ?
Je déposai ma main de libre sur son bras.
Il s'était pressé d'en finir avec cette conversation.
L'invisibilité, c'était un pouvoir très unique en son genre.
-Oui, soufflai-je
Il n'avait pas mentionné le nom des Cullen, ce qui me satisfit.
Je montai et descendis ma main le long de son bras nu.
J'arrivais plus ou moins à me contrôler.
Quoique, parfois, je serrai trop fort Edward, manque d'attention.
Nous étions dans la voiture.
Ses iris et les mienne se croisèrent. Il était si inhumain que je me demandais pourquoi, quand je ne le connaissais pas, je ne l'avais pas suspecté aliène.
Je n'étais pas si intelligente, plus jeune. Mais qui aurait pu le suspecter d'être un vampire.
Je me rappelai des mots de Jessica, malgré ma mémoire « apparemment, aucune fille n'est à sa hauteur... »
Je secouai la tête. Edward et moi, nous n'avions jamais vraiment parlé de ses amours. Je savais qu'une fille l'avait aimé, mais que ce n'était pas réciproque. Mais je ne savais pas si un jour il était déjà tombé amoureux d'une fille qui était au collège, bien qu'il ne puisse l'approcher.
Je n'osais pas poser la question. Mais pourtant, cela m'importait beaucoup de tout connaître sur mon mari, c'était compréhensible.
J'entrouvris la bouche pour parler.
-Edward, murmurai-je
Il me fixait de ses prunelles noires profondes.
Je me sentais ensorceler par sa beauté, comme envoûtée.
Il déposa sa main sur ma joue, la caressant.
Je pris ses deux mains et les remontai sur mes tempes.
Je n'osais pas poser la question moi-même.
Quelques minutes s'écoulèrent dans le silence, pendant qu'Edward lisait dans mes pensées.
Quand il eut finit, il laissa glisser ses mains sur mon visage.
-Je n'ai... jamais eu d'autre amour dans ma vie que toi, tu le sais bien, chuchota-t-il à mon oreille
Son souffle chaud me chatouilla l'oreille.
Je me rapprochai de lui et il glissa sa main derrière mon dos.
-Non... jamais, marmonna-t-il encore
Je me pinçai les lèvres.
Je savais qu'il avait raison, mais qu'entendait-il par « amour » ?
Il était bien un jour tombé amoureux d'une fille ?
Je ne pouvais croire qu'il n'y avait que moi.
-Tu n'as jamais été... amoureux d'une autre personne ?demandai-je la voix tremblante d'impatience
Il se risqua à sourire.
Je me sentis un peu gênée.
Il glissa la main sur mon dos en redescendant et remontant par moment et appuya sa tête sur mon épaule.
Le silence commençait à devenir inquiétant, je n'avais toujours pas de réponse.
-Enfin, Bella. Tu le sais, tu es la seule, répondit Edward. Mais toi ?
Je rougis.
-Non, personne. Tu es le premier, et le dernier, crois-moi, Edward.
Ses lèvres formèrent un sourire.
Je passai mes mains autour de son cou en contrôlant ma force.
Edward approcha ses lèvres et les déposa sur les mienne.
Une folle envie de me prise et mon c½ur s'emballa, mais j'arrivai à me contrôler, du moins, j'essayais.
Il les descendit sur mon cou, puis sur mes épaules nues.
Je n'avais pas envie de lui faire mal, mais c'était plus fort que moi.
Nous nous enlaçâmes très fort – moi plus que lui – pendant des minutes entières.
Je me sentis suffoquer, j'avais toujours cette habitude avec Edward, ce qui me dérangeait. Mais il me disait que cela faisait mon charme... Je trouvais ça plutôt étrange, mais tout était étrange avec les vampires.
Nous échangeâmes un baiser langoureux. Edward caressa mon ventre en descendant par les reins et me prit encore plus fort contre lui. Ces moments me semblaient si parfaits, nous ne nous souciions plus de rien, qu'à satisfaire nos désirs. Deux corps qui se mêle, leurs courbes se complétant à la perfection. Deux êtres s'aimant, se désirant l'un l'autre.
Tout à coup, il me lâcha.
Je ne compris pas tout de suite, et me sentis frustrée par se rejet.
J'aurais tellement aimé continuer jusqu'au bout, rester encore un peu près de lui.
Puis je sentis l'air. C'était une odeur qui n'était pas là il y a quelques minutes.
Une odeur lavande.
Pas celle d'Edward, pas celle de la voiture, elle venait de l'extérieur...
Je secouai la tête, désorientée.
Je ne pouvais le croire... Cette odeur m'était familière parce que c'était celle d'Alice !
J'ouvris la portière de la voiture et courus là où m'emmenai l'odeur. Je me pressai et courrai de toutes mes forces, je me rapprochai de plus en plus.
-Alice, criai-je, Alice !
Je n'entendis pas de réponse.
Je m'avançai dans les fougèrent, frôlant parfois des orties sans me blesser.
Edward me suivait, avec quelques mètres de distance.
-Bella !appela une voix familière
Oui, c'était elle.
Et elle n'était plus très loin, maintenant.
Je continuai de courir, redoublant de vitesse.
Enfin, une silhouette bien connue se profila dans mon champ de vision.
Je m'arrêtai, trop émue.
Edward me rattrapa, me prit par la taille et m'incita à continuer de courir.
Je fis un petit sourire triste, je venais de me rendre compte que j'étais égoïste, j'étais heureuse de les voir, mais le danger était toujours là pour eux.
Je fis la petite mine.
Edward mit ses mains sur mes tempes et je lui fit par de ma tristesse.
Il me sourit et, du bout de son index, releva ma tête.
Je me mordis les lèvres.
-Ne sois pas triste, tu va leur montrer comment nous arrivons à tenir le coup, et puis, ils sont là, ils nous aideront...
J'acquiesçai et esquissai un sourire. Quand Edward me parlait, je savais qu'il avait raison.
Je cessai de penser au problème qui occupait ma tête et profitai de la joie de tout le monde.
Edward me sourit, tel un ange blanc qui apporte la paix dans mon c½ur, qui me comble.
Je le pris par la main, contrôlant plus au moins ma force.
A ce moment là, j'aperçu enfin Alice.
Ses beaux cheveux bruns lui tombaient sur son visage, tels des gouttes d'eau qui ruissellent.
Je fus si ravie de la voir, que j'en oublis Edward.
Il s'esclaffa, moi je ne trouvais pas ça très marrant.
Je lâchai sa main pour me précipiter sur la belle brune qui apparaissait en courant.
-Oh Alice !m'exclamai-je
Je la cognai en plein ventre, ce qui la fit réagir par un petit gémissement.
Je me mordis les lèvres, c'était réussi pour l'accueil.
J'entrouvris la bouche pour m'excuser, mais Alice me prit dans ses bras.
Son odeur était tellement agréable.
Toutes les odeurs de vampires étaient agréables, mais celles des Cullen étaient les plus exquises.
Alice semblait surprise – sûrement de me voir vampire.
Sa bouche formait un O parfait.
-Heureusement que j'ai pris de fringues avec moi !s'exclama-t-elle en regardant la veste d'Edward
Je grimaçai.
Alice me reprit dans ses bras.
-Tu n'es pas surprise de ma transformation ?
Elle secoua la tête en signe de dénégation, puis afficha un sourire radieux.
-J'ai vu quand Edward t'as mordue, avoua-t-elle, soudain moins heureuse
J'avais l'impression de retrouver tout ce qui me rendait triste, que tout en moi était de nouveau complet, que tout était parfait.
Je ne pouvais pas être plus comblée... enfin si Renesmée était là et mon père, ma mère... tout serait vraiment parfait.
Mais bon, je devais penser aux autres d'abord, c'est ce qui comptait le plus pour moi en ce moment.
Alice me relâcha brusquement – sûrement à cause de moi – et m'embrassa.
Plus loin, Carlisle et Esmée suivait bon train, à leur aise.
Je me hâtai de les rejoindre.
Esmée m'enlaça, tandis que Carlisle se contenta se m'embrasser. Je n'avais jamais eu la même relation avec lui qu'avec les autres Cullen. La preuve, je le vouvoyais toujours.
Je voulus me retourner quand j'entendis des cris d'exclamations.
C'était Emmett et Edward. Si ça tombe, il était en train de demander les exploits qu'il avait fait pendant son absence.
Je lassai échapper un grognement, et m'approchai du groupe.
-... Mais si, j'en suis sûre. Enfin, Eddie !
-Sûre de quoi ?les interrompis-je
Edward eut l'air embarrasser, tandis qu'Emmett continua de rire.
-Vous vous êtes peut-être bien éclaté sans nous, mais maintenant, on est là !s'exclama-t-il, content
Je fis un sourire jaune, et m'approchai de Rosalie pour la saluer.
-Je te plains, lui glissai-je
-Ca va, je m'en sors, dit-elle entre deux sourires
Edward s'approcha de moi et me prit par la taille.
-On reparlera de ça, Emmett, lança-t-il
Nous nous retournâmes et marchâmes quelques mètres.
-Tu me racontera ?chuchotai-je
Mon amoureux rit doucement.
-Oui, si tu penses le vouloir.
Il enroula son bras autour de mes épaules, et continua de marcher.
Toute la famille était partie chercher leurs voitures.
Edward et moi nous retrouvâmes seuls.
-Tu sais, ils peuvent nous aider, me rassura-t-il
Je me mordis les lèvres, pas tout a fait convaincue.
Le problème, c'était que je ne savais pas comment, mais je ne voulais pas me lancer dans une discussion là-dessus.
J'aperçu le 4x4 d'Emmett, la Porsche d'Alice et la Mercedes de Carlisle apparaîtrent.
Je me rendis compte qu'il manquait quelqu'un : Jasper.
Je n'eus pas le temps de poser la question que Carlisle m'entoura avec Edward.
Mon beau-père avait l'air anxieux.
-Edward ?
L'intéressé secoua la tête, sûrement en train de lire dans ses pensées.
-Non, trancha-t-il froidement
Je pris une mine interloqué pour qu'on m'explique, mais ils ne m'accordèrent pas même un regard.
-Je veux voir comment tu te comportes avec...
-Tu ne peux pas lui faire ça, tu ne sais donc pas !le coupa Edward
-Que se passe-t-il Edward ?demandai-je prudemment
Il ne me répondit pas tout de suite, dévisageant son père.
Je ne suivais pas, vraiment je ne suivais pas. Il n'y avait aucune raison de s'énerver, je savais qu'il devait regarder comment je me comporte avec... Le sang ? Peut-être, mais je ne vois pas de raison pour s'énerver à cause de ça.
Edward avait lâché ma main. Son visage exprimait une dureté qui n'était pas la sienne.
-Il veut voir comment tu te comportes en chassant..., me répondit-il toujours en regardant Carlisle
Je me mordis les lèvres. C'était bien ce que pensais...
-Mais pourquoi s'énerver ?demandai-je
Il grogna. Carlisle, lui, restait calme.
-Tu sais comment on s'y prend pour ça ?marmonna-t-il
Je fis non de la tête.
Qu'y avait-il de si terrible ?
-On doit t'empêcher de boire, mais on te présente du sang juste sous le nez..., grogna-t-il
Je ne compris pas tout de suite... Cela voulait dire qu'on tentait de faire boire du sang, tout en disant qu'on ne peut pas le boire.
En quoi était-ce utile pour voir ma transformation ?
Rien qu'en y pensant, je cru frissonner.
Être confronté à la tentation sans pouvoir y toucher.
Cela me rappela quelque chose... Edward.
Il était toujours avec moi quand j'étais humaine, et il ne pouvait pas m'attaquer.
Cela était horrible pour lui, je compris enfin sa souffrance. Être privé de quelque chose devait être frustrant.
-Ecoute, c'est pour une bonne cause, Edward...
-Tu ne sais pas ce que c'est ! Tu n'as jamais eu de tentation pour le sang que tu ne pouvais pas boire, mais moi je sais combien sa fait mal, et je ne t'autoriserais pas à lui faire du mal, pas à Bella. Elle ne mérite pas ça. C'est la pire des souffrances d'être privé de sang. Jasper pourrait te le dire, c'est lui qui a eu le plus de mal. Mais toi tu n'as jamais eu ça, parce que tu t'es débrouillé tout seul. Mais pour les autres, pense-y !protesta Edward
La manière dont il s'était exprimé était très convaincante.
Je n'aimais pas quand il se disputait avec Carlisle.
C'était si inhabituel.
Brusquement, Edward me prit la main.
Je fus saisi par sa force, qui n'était pas la sienne.
Sans un mot, il m'entraîna sur son dos en direction de la voiture.
Je ne soufflai mot jusqu'à la fin du voyage.
Quand il me déposa par terre je décidai de pendre la parole.
-Tu pourrais peut-être m'expliquer ?demandai-je
Un inspira un grand coup, même s'il n'en avait pas besoin.
Il s'approcha de moi, puis, tout à coup, ouvrit la portière de la voiture.
Je rentrai à l'intérieur suivit d'Edward derrière moi.
Je m'installai sur la banquette arrière.
Ce moment ressemblait au jour où je m'étais transformé pour la deuxième fois, cela ne remontait qu'à deux jours...
-Tu sais ce que ça fait, n'est-ce pas ?
J'écarquillai les yeux pour mieux regarder Edward, bien qu'avec ma vue, cela n'était pas utile, c'était juste une habitude.
-Oui, mais...
-A cause de ton problème, être sous la tentation sans pouvoir y toucher est deux fois plus terrible que pour moi. Je ne veux pas que tu souffres, tu entends ? Je ne le supporterais pas.
-C'est ça les complications..., murmurai-je pour moi-même
Il acquiesça.
-Cela n'est qu'une partie des complications à venir...

​ 1 | 5 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 15 mars 2009 08:25

Modifié le dimanche 16 août 2009 02:50

Séparation : Chapitre 4

Chapitre 4
La vision


Je me sentais seule, mise à l'écart.
Tout le monde pouvait s'occuper, se rendre utile, mais moi, non.
C'était agaçant.
Il me restait Edward.
Oui, j'aurais pu l'avoir des heures près de moi, que je ne le saurais même pas.
Mais ces heures-ci, sans Edward, passait à une vitesse incroyablement lente.
Carlisle était toujours aussi distant, comme s'il était prisonnier d'une bulle.
Même Esmée de pouvait percer cette bulle.
On aurait dit que l'ambiance glacée qui régnait en sa présence n'était pas prête à disparaître. Au contraire d'Edward et moi qui nous nous rapprochions l'un de l'autre, d'ailleurs, je n'aurais jamais cru que nous pouvions être plus poche qu'avant, j'avais eu tors.
Cette histoire m'avait rapprochée des Cullen, je passais beaucoup plus de temps avec eux.
Je me sentais si complice avec lui, et c'était réciproque, je le savais.
Jasper n'était toujours pas arrivé, mais je n'avais toujours pas posé la question. Je ne savais pourquoi, mais je pensais que ce n'était pas urgent, en tout cas, ça passait après mon problème.
Pour comprendre mieux ma transformation, on me surveillait de près. Edward m'accompagnait pour aller chasser, Alice regardait tous les jours si tous les aspects physiques de ma transformation n'avaient pas de problèmes, et le reste des Cullen, excepté Carlisle, observait mon comportement de tous les jours.
Je n'aimais pas trop être épié de la sorte, mais je n'avais pas le choix.
Les liens entre Rosalie et moi se renforçaient de jours en jours, car nous passions beaucoup plus de temps ensemble.
Emmett... Eh bien il restait Emmett et Esmée se montrait toujours aussi maternelle avec moi. J'apprenais de plus en plus à mieux chasser, sans faire de tâches, s'entend.
Alice avait apportée avec elle des vêtements pour moi, elle avait bien pensée. Seulement, ce n'était pas trop mon style.
Dans la grosse valise qu'elle m'avait passée, j'avais du mal à trouver des habits normaux. J'avais le choix, soit une robe en soie pure, soit la jupe et le sac dernier cri. Mais Rosalie avait aussi pensée à ça et avait mis des vêtements qu'on pourrait appelés normaux dans la valise sans qu'Alice ne s'en rende compte.

Je venais de chasser en compagnie d'Alice et de Rosalie.
Nous étions dans le bois, pas très loin des voitures.
Les garçons étaient sûrement en train de discuter affaire.
Cette pensée m'arracha un sourire.
Enfin, il n'y avait que deux garçons.
-Alice, où est Jasper ?demandai-je prudemment
L'intéressée se tourna vers moi.
-Il est encore à Forks, il devait être sûre de quelques choses puis...
Sa voix se perdit.
Qu'avait-elle à me cacher ?
-Et Renesmée, elle est avec Jacob, n'est-ce pas ?
Je venais de me rendre compte qu'elle était très exposée au clan de la tradition.
A ce nom, elle fit la grimace.
-Si, mais nous avions peur que c'était trop risquer, trop facile à trouver. Alors il a chercher quelqu'un pour protéger ce sale cabot de Jacob !soupira-t-elle
Elle n'avait pas bien saisis mon inquiétude, mais je me calmai, si elle était avec lui, je n'avais aucune raison de m'inquiéter.
Les liens entre Rosalie et Jacob ne s'étaient pas renforcés, eux. Je me risquai à sourire.
Rosalie ne manqua pas de le remarquer et m'adressa un clin d'½il en guise de réponse.
-Et qu'est-ce que Jasper doit faire d'autre ?demandai-je
J'étais curieuse de savoir ce qu'il faisait, je ne su pourquoi.
Peut-être parce que c'était le seul des Cullen dont je n'avais pas eu de contact ?
Rosalie grimaça.
-Il doit trouver de l'aide parmi les membres du clan des Mayhem, me répondit-elle, hésitante
Ses derniers mots la firent frissonner, bien que les vampires n'en étaient pas capables, elle frissonnait intérieurement.
Je regardai Alice qui s'était tu durant tout le voyage.
Un fin voile transparent recouvrait ses yeux, comme si elle n'avait plus d'iris. Elle était en train d'avoir une vision. La voire comme cela était inquiétant, bien qu'habituel.
Le silence s'installa, je n'entendais plus que nos respirations saccadées, inutiles.
Le mot Mayhem me revenait souvent.
Je savais qu'Edward m'avait aussi parlé d'eux, mais je n'en connaissais presque rien. La curiosité m'envahie et je brûlai d'envie de savoir plus.
-Que font les Mayhem ?demandai-je à demi voix pour ne pas laisser paraître ma curiosité
Ni Alice, ni Rosalie ne me répondirent.
Le temps s'écoula lentement, comme si le silence qui pesait n'était qu'une partie de la gêne que je ressentais.
Rosalie se retourna vers Alice. Remarquant qu'elle n'était pas en mesure de répondre, c'est elle qui prit la parole.
-Eh bien, plus grand-chose maintenant..., m'avoua-t-elle
Cette réponse ne me convenait pas, ne rassasiait pas ma soif de curiosité peut-être plus intense que la soif de sang.
Ce « maintenant » n'était pas assez précis.
Comme Rosalie remarqua ma mine toujours remplie de curiosité, elle continua en grimaçant.
-Avant, ils essayaient de prendre le pouvoir sur les humains, ils en avaient marre de se cacher, ils espéraient plutôt que ce soit au tour des humains de se cacher... Mais les Volturis les ont empêché de commettre leurs massacres librement, me confia-t-elle
Alors, dans l'histoire, les Volturis étaient les gentils...
J'avais du mal à le croire. Edward m'avait souvent dit qu'ils n'étaient pas méchants, qu'ils essayaient juste que la justice règne parmi les vampires. Pourtant, moi, je n'étais pas de cet avis. Je ne les aimais pas. Non, en faite, je les haïssais.
Ils buvaient du sang humain... Je ne pouvais supporter cette pensée.
-Et qu'appelles-tu « plus grand-chose » ?interrogeai-je
Rosalie ouvrit la bouche pour me répondre, quand Alice sortit de son état et répondit à ma question.
-Ils cherchent de nouvelles créatures, des hybrides encore inconnus. Ils essayent de tout connaître sur les vampires, car ils ne peuvent plus rien faire d'autre. Ils sont plus fascinés par les nouveaux pouvoirs que les Volturis. Cependant, ils sont encore dangereux. Ils s'attaquent à ces hybrides – après avoir collectés suffisamment d'informations – pour voir comment ils réagissent à une transformation... La plupart du temps, les hybrides ne la supportent pas, et succombent au venin, narra Alice
Je m'arrêtai net dans ma course, suivit de Rosalie et Alice qui m'imitèrent.
-Jasper..., balbutiai-je, il a touché Renesmée... Il risque d'avoir encore son odeur, et les Mayhem risque de sentir le parfum de Renesmée et ils voudraient...
Ma voix tremblait de sanglots que je ne pouvais produire.
Rosalie déposa sa main sur mon épaule, souriante.
Je ne savais expliquer pourquoi elle souriait après ce que je venais de découvrir.
Je voulais partir. Partir protéger ma petite, ma toute petite Renesmée, si fragile, si vulnérable.
-Nous avons pensé à ça, chuchota-t-elle à mon oreille. Jasper fera tout pour se débarrasser de son parfum, et si cela n'est pas suffisant, Katlin sera postée pour protéger Renesmée accompagnée de Jacob et sa meute. Pauvre Katlin...
-Qui est Katlin ?
Ma voix tremblait encore, mais Rosalie semblait confiante quand elle disait que Katlin était là.
-C'est une amie de la famille, répondit Rose. Je crois que je ne connais pas meilleur vampire qu'elle, c'est une chance qu'elle soit de notre côté.
Je me soulageai.
-Mais, elle a un pouvoir ?demandai-je
Rose acquiesça, souriante.
-Elle en a plus que un seul, elle en a deux. Deux incroyables pouvoirs. Elle peut copier les pouvoirs de son adversaire et les rendre plus puissant.
J'étais ravie. Rassurée.
Si cette personne gardait Renesmée, je n'avais plus du tout à m'en faire.
Ces pouvoirs étaient extraordinaires.
Je pensai à mon bouclier en me désolant.
-Cela dit, son pouvoir ne marche pas pour tous les vampires, pas pour les vampires qui peuvent esquiver son attaque. Car elle est obligée de développé l'avantage pendant le combat pour exercée cette attaque, rajouta ma belle-s½ur
Que venait faire l'homme avec qui Edward avait parlé dans cette tribu ? A nouveau, je brûlai de curiosité et me risquai à poser la question.
-Qui est l'homme avec qui Edward a parlé ?
Je ne savais pas si Edward leur avait parlé de cela, mais j'essayai quand même.
Rosalie grimaça.
-Tu veux parler de Alaric ?interrogea Rosalie
Je haussai les épaules.
-Eh bien, c'est un ancien de la tribu des Mayhem, il en a été exclu il y a bien longtemps, parce que, comme je te le disais, avant les Mayhem détestait les humains, et Alaric, lui, ne voulait pas s'attaquer à eux, alors il à été exclu, ou alors c'est lui qui est partit... Je ne sais pas trop. Pauvre Alaric...
-Pourquoi ?demandai-je
Elle fit une petite mine.
-Il a été très malheureux à cause de son pouvoir. Il savait se rendre invisible, soit par la volonté, ou par ses sentiments. Un jour, alors qu'il n'avait pas encore intégré le clan des Mayhem, il rencontra Irina...
Ce nom me sauta tout de suite à la figure. Irina du clan des Denali.
-Il tomba tout de suite amoureux d'elle, mais il ne savait pas qu'elle était avec Laurent. Il l'invita plusieurs fois à le voir, et, souvent, il était tellement amoureux, qu'il en devenait invisible. Irina lui trouvait un certain charme. Après, Alaric entra dans la tribu des Mayhem et, quand on est dans cette tribu, toute la force de tous les membres de ce clan se réunit et développe les pouvoirs des vampires. Alaric ne pouvait presque plus se rendre visible et Irina cessa de le voir, dans tous les sens du terme. Depuis, il ne s'est plus jamais rendu visible..., conta Rosalie
Cette histoire était déboussolante.
Si jamais Edward venait à devenir invisible à vie, je continuerai à l'aimer, oui.
L'amour avait tellement de facettes complexes, et cachées.
-Ceux qui font partis de ce clan, n'ont pas vraiment de chance, avoua-t-elle en se pinçant le nez
J'essayai de me rappeler de l'odeur que j'avais sentis, quelques jours auparavant.
C'était une odeur exquise indescriptible, mais au bout de quelques minutes, elle était devenue exécrable, nauséabonde.
A ce souvenir, je frissonnai. Jamais je n'avais encore sentie une odeur aussi répugnante.
A ce moment, je humai l'air, inquiète de la sentir à nouveau, mais l'odeur qui me parvint jusqu'aux narines ne fut pas répugnante, elle était subtile, douce, raffinée, c'était celle de Carlisle.
Je perçus que Rosalie aussi renifla l'air.
Elle me sourit, devinant mes pensées.
Alice, elle, soupira, cherchant toujours à trouver une vision utile.
-Tu sais, Carlisle est très frustré. Il s'est disputé avec sa création, avec Edward, cela est dur pour lui. Et puis, il a faillit te faire souffrir, il ne savait pas ce qui aurait pu en coûter, me rassura Rosalie
Je lui gratifiai un sourire – un peu forcé.
-Soit contente, Bella. L'équipe de Phil va gagner 7-5 au prochain match, maugréa Alice
Je ris. Alors voila ce que voyais Alice. Je comprenais son mécontentement. Mais je ne pu m'empêcher d'être heureuse quand même. Un petit rien pouvait me faire sourire, et tant mieux. Je savais que les temps durs et difficiles étaient à venir.

Nous étions arrivés aux camps de voiture, et entendions déjà des éclats de voix.
Edward parlait à Emmett, tient c'était inattendu ça !
-Les femmes sont rentrées, s'esclaffa Emmett
Ah Ah Ah !
Je m'approchai d'Edward, qui mit sa main autour de mes épaules, et m'offrit un baiser.
Sa beauté était toujours déconcertante.
Je le regardai, tandis que Rosalie s'était collée à Emmett.
Alice, pauvre Alice. Sans Jasper à ses côtés, elle devait se sentir seule.
Je balayai le paysage du regard sans trouver de trace d'elle.
-Edward, soufflai-je, où est Alice ?
J'étais inquiète car je ne sentais plus son odeur.
Mon amoureux aussi huma l'air et prit une mine inquiète.
-Alice !appela-t-il
Quand les autres eurent compris, ils se mirent à sa recherche, même Carlisle.
Edward et moi cherchions ensemble.
Nous ratissions chaque mètre carré, et humions à chaque fois l'air.
Alice, aller, montre-toi !
Ce n'était pas son genre de se cacher, il avait du arriver quelque chose...
Mon inquiétude redoubla.
-Bella !s'exclama mon mari
Je regardai sur le côté et aperçu Alice, ses mains refermées sur son visage.
Oui, quelque chose de grave...
Edward freina tout à coup, et se retourna vers moi.
J'entendis Alice chuchoter : « lui, lui... »
Mais qui ?
-Bella... Quelqu'un de proche, il s'est fait agressé, je ne sais rien de plus, marmonna l'Adonis
Quelqu'un... Renesmée !
-C'est...
Edward fit un signe de tête négatif.
-Katlin et Jacob avec sa meute aurait pu la défendre.
J'acquiesçai.
S'il était arrivé quoi que ce soit à ma petite,...
-Quelqu'un qui n'aurait pas su se défendre, murmura Rosalie
-Billy ?proposa Emmett
-Jacob aurait pu le défendre, assura Edward
Quelques minutes de peur et d'angoisse s'écoulèrent, et Esmée et Carlisle arrivèrent.
Ils furent mis au courant tout de suite.
Alice chuchotait tout le temps « Lui, lui »
Mais qui, qui ?
Mon...
Non, non, ce n'était pas lui, non !
Edward aperçu ma mine, celle qui avait découvert quelque chose.
-A qui tu pense ?demanda-t-il doucement
Pourtant ça ne pouvait être quelqu'un d'autre.
Non !
Ce fut comme une attaque.
Une attaque en plein c½ur.
Des sanglots me parvinrent à la gorge, sans que je puisse les évacuer. Je cru avoir raison en pensant à cette solution...
Il approcha ses mains de mes tempes. Au dernier moment, je le repoussai. Je ne voulais pas qu'il sache à qui je pensais, car de toute manière c'était faux, cela devait être faut !
Edward se recula, frustré.
Je lui tendis la main, comme pour me pardonner.
Il hésita, puis la saisie. Je lui gratifiai petit un sourire, mais il se figea.
Je me décidai à parler, après tout, il fallait que je sache si j'avais raison...
-Mon père, c'est mon père ?balbutiai-je
Edward fit un bond en arrière.
Il commença à haleter.
Je me rapprochai de lui, toujours déboussolé par ma proposition.
Rosalie, elle, resta figée, comme paralysée.
Alice était toujours allongée sur le sol, ne comprenant ce qu'il se passait.
J'acquiesçai.
-C'est lui, hein ?gémis-je
Il ne me répondit pas, me fixant toujours de son regard sans aucunes expressions.
J'enfui mon visage dans ses cheveux bronze.
Il déposa une main sur mon épaule, pour me consoler de ma triste découverte.
Tout à coup, un liquide chaud me coula sur la joue.
C'était des larmes...
Je me relevai, fixant Edward de mes yeux humides.
J'appuyai ma tête sur son épaule, pleurant à chaude larme, toutes les larmes de mon corps.
Mon père était tout pour moi. Il avait été tellement proche de moi. Tout ça était de ma faute. J'étais partie, mais lui avait besoin de moi ! C'était comme si l'intérieur de moi était partit, oublié...
Je n'avais jamais eu autant de chagrin.
Charlie... Oh papa ! Comment a-t-il pu t'arrivé pareil malheur ?
J'avais perdu une moitié de moi, un tout de moi. Quelque chose qui me complétait. Je ne voyais plus l'intérêt du reste, il n'y avait que moi et mon père, pourquoi me l'avait-il enlevé ?
Je relevai brusquement la tête.
Je regardai à nouveau vers Alice, elle était assise sur le sol, tenant sa tête entre ses mains. Rosalie était à côté d'elle, toujours aussi belle, malgré les traits de tristesse qui étaient apparus.
Tout le monde s'était tu, sauf moi, pleurant de chagrin, pour mon père disparu. Je n'arrivais pas à arrêter de pleurer, cela m'était impossible, comme cela aurait du être impossible de pleurer pour un vampire. Mais il m'était incapable de réfléchir à autre chose qu'au temps que j'aurais pu passer avec mon père. Je l'aimais tellement, l'amour que je lui portais n'avait pas été suffisant pour m'empêcher de partir, cependant.
J'étais partie comme une lâche.
Sans penser à la tristesse qu'il aurait pu avoir, non ! Tout cela m'avait bien été égale, mais si j'avais su que c'était la dernière fois que je le voyais... que c'était la dernière vision de mon père, sur le perron, faisant des grands signes d'adieu, en souriant, cependant. Car il croyait qu'il me reverrait bientôt.
Cela était trop dur pour moi, supporter cette absence, pour toute une éternité... Rien ne serait plus comme avant.
Edward baissa la tête pour me regarder.
-Bella, ce n'est qu'une théorie...
-Tu ne comprends pas, c'est lui ! Je le sais, regarde comment Alice a réagit à ce nom !
Il était vrai qu'à présent, elle s'était tue, les yeux écarquillés.
Je m'extirpai des bras de mon mari et m'approchai d'Alice en chuchotant.
-C'est Charlie, le shérif, c'est lui ?
Elle balança sa tête d'avant en arrière, jusqu'à ce qu'Esmée l'aide à se lever, et l'emmène à sa voiture.
Carlisle les suivit, de sa marche lente et solennelle.
-C'était l'avenir, on peut encore changer si on arrive à temps !m'exclamai-je
Rosalie grimaça.
-Je ne crois pas que vous pourriez arriver... attend, répondit-elle
Je fondis en larme dans les bras d'Edward.
-Je suis désolé..., soupira-t-il, mais non ne pouvons pas bouger, ce serait trop dangereux.
Je n'en avais rien à faire de ce qui était dangereux ou pas !
Mon père allait mourir et moi je resterais là sans rien faire !
Non !
Je couru vers la Volvo cassée et démarrai.
J'entendis des protestations, mais rien ne m'aurait fait changer d'avis, rien !
La voiture fonça, et je pris Direction : Washington.


​ 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 15 mars 2009 08:26

Modifié le dimanche 16 août 2009 05:05

Séparation : Chapitre 5

Chapitre 5
L'approche

ESPACE MUSIC : Clique

Nous roulions depuis quelques heures déjà.
J'avais sommeillée pendant presque tout le voyage.
Je me sentais mal, très mal. Je me sentais sale, pitoyable. J'avais dormi, tout en pleurant.
Edward m'avait avoué que j'avais de nouveau criée.
Ce qui était normale pour moi, car j'avais fait des cauchemars.
Des cauchemars horribles, j'avais rêvée être dans une maison, seule, et que tout à coup, je me retournai et vu mon père, en fantôme. Il était transparent, vide. J'essayai de le toucher, mais rien ne touchait pas main. Pourtant, il était si accessible, si proche. Il ne pouvait pas être plus facile.
J'ouvris la bouche pour lui parler, mais, tout à coup, il disparu.

Je ne savais ce que nous ferions une fois là-bas.
Peut-être qu'Alice avait vu un enterrement proche.
Cette idée ne me plu pas du tout, une envie de vomir me submergea.
Qui aurait pensé que j'aurais pu dire cela ?
Je tenais vraiment à assister à son enterrement... ou pas.
Je ne savais pas si c'était bien de vouloir y assister, cela n'était pas normale. En même temps, je ne voulais pas souffrir, je ne voulais pas me convaincre de la vérité. Peut-être que l'agression ne s'était-elle pas encore passée ?
Cette idée m'arracha un sourire, qu'Edward ne manqua pas de remarquer. Lui, ne sourit pas, il resta figé.
Je me renfrognai, il pensait sûrement que cette idée était quasi inconcevable. Quasi...
Je ne pouvais avoir des espérances, je serais trop déçue à la fin.
Pourtant, cette idée me restait en tête, comme un parasite.
J'étais si vide en moi, que le moindre petit espoir de vie, me paraissait le plus beau cadeau du monde.

J'en avais marre de rouler, marre de ne rien pouvoir faire, marre de tout. Tout ce que je désirais, c'est que l'on me laisse décider de ce que je voulais faire, que je puisse faire mes propres choix, que l'on me laisse tranquille. Edward, lui, l'avait bien compris, et il le respectait. Il me comprenait, je cru bien que c'était le seul. Même si les autres Cullen avait vu leurs parents mourir, Edward était unique, car il ne les avait pas vu mourir. Il ne savait pas que sa mère était morte, et son père l'était déjà bien avant.
Cela avait du être horrible pour lui, de savoir que Carlisle n'avait pas pu sauver sa mère, mais lui. Il était le dernier de sa famille. Quelle souffrance avait-il du enduré ? Un instant, j'oubliai mon père et me souciai d'Edward. Mon doux amant avait-il encore souffert aujourd'hui ? Peut-être que les événements qui s'étaient produits avaient réveillé des souvenirs douloureux ? Peut-être même souffrait-il autant que moi ? Si pas plus...
Comme pour le réconforter, je posai ma main sur celle d'Edward qui était posée levier de changement de vitesse.
Il ne grimaça pas. D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi j'aurais cru qu'il grimacerait. Je savais totalement contrôler ma force. Mais peut-être pensai-je à autre chose ? Si ça tombe, lui aussi voulait qu'on le laisse tranquille, et moi je ne trouvais pas mieux que faire ça ! Quelle idiote je peux être...
Quand Edward changea de vitesse, les gestes de sa main étaient accompagnés des miens.
Il retira sa main. La mienne resta seule sur le levier, mais Edward s'empressa de la remettre sur la mienne.
Il la caressa doucement.
Des larmes vinrent de nouveau aux yeux, mais cette fois-ci, elles n'étaient pas dédiées à mon père, mais à Edward.
Celui qui me comprend, celui qui me réconforte quoi qu'il arrive, celui que j'aime.
Il est si parfait dans le moindre de ses actes.
Il fait tout mieux que personne, c'est le seul que j'aime.
Edward tourna la tête vers moi.
Son visage était un peu plus détendu que la dernière fois.
Il esquissa comme un petit sourire, qui se dissipa aussi vite qu'il était apparu.
Il pensait sûrement que cela n'était pas approprié.
Pourtant, moi je souriais. Je souriais parce que j'étais au près de lui, que nous n'avions pas été séparé.
Je me rapprochai de lui, et il déposa sa main sur ma joue, regardant à la fois la route, à la fois... sa femme.
Edward accrocha ses prunelles au miennes, m'empêchant de détourner le regard, tant sa beauté était époustouflante.
Pourtant, je du bien cligner les yeux, vieux tique d'humain.
Il baissa les yeux.
A ce moment là, je repensai à ces complications de la transformation. J'étais à moitié vampire, à moitié humaine.
J'avais toujours ma force et d'autres choses, mais j'avais aussi besoin de dormir, de cligner des yeux,...
Je repensai aussi aux mots d'Edward « Les complications qui vont suivre pourront être pires que la mort »
Qu'est-ce qui pourrait être pire que la mort ? Le perdre...
Oui, perdre Edward était sa seule chose pire que la mort.
Il n'y avait rien d'autre. Alors, ses mots n'avaient pas de sens.
Pour moi, souffrir pour sauver les autres n'était pas nouveau, non pas que je me vente, mais je trouvais cela normale.
Edward prit mon visage entre ses mains.
Son souffle – bien qu'inutile de respirer – m'ébouriffa la chevelure.
Il était si agréable. C'était comme si son souffle effaça tous mes traits de tristesse qui se lisaient sur mon visage.
Brusquement, il se retourna vers la route.
La voiture avait commencée à slalomer, heureusement, Edward était habile.
Des bruits sourds résonnèrent dans mes tympans.
Pour la première fois de tout le voyage, je me tournai vers la fenêtre. Il drachait. Des nuées de gouttes d'eau ruisselèrent sur la fenêtre. Elles tambourinaient, comme si elles voulaient entrer.
De gros nuages sombres couvraient le ciel qui était d'un verdâtre inquiétant.
On aurait dit que le monde entier s'était mis à pleurer en apprenant la perte de Charlie... De mon père !
J'essayais de prendre tout sur moi. Car c'était moi qui étais partie, qui l'avais abandonnée. J'avais fait ce choix sans savoir ce qu'il allait en suivre... Comment aurai-je pu savoir ?
Le silence était de plomb dans la voiture. On entendait que le bruit des gouttes qui se jetaient sur la voiture, et ma respiration. L'unique respiration.
Le silence ne me dérangeait plus comme avant. Au contraire, il m'apaisait.
Si j'étais rester avec mon père, que ce serait-il passé ?
Peut-être qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps, quoique je fasse... ?
Comment pouvais-je parler ainsi !? J'étais une égoïste à essayer de chercher une excuse, pour ne pas avouer que c'était à cause de moi. Comment ... Je ne trouvais pas les mots pour décrire un tel acte, cela était digne d'une idiote.
Les pneus crissèrent sur le macadam et produirent un bruit strident qui me donna mal à la tête.
Parfois, quand Edward prenait un virage trop fort, je cru qu'il marmonnait un faible « désolé ».
Un autre bruit vint se mêler aux autres. Une espèce de gargouillement.
Je me tâtai le ventre, il était complètement vide.
Je ne m'étais pas rendue compte à quel point j'avais faim.
Alors, j'avais aussi la faim inclue. Quelle chance !
Edward prit un virage à gauche et se parqua sur la bande d'arrêt d'urgence.
Il me regarda, puis sortit de la voiture.
Je voulu le suivre, mais Edward me barra la route avec sa main, me faisant signe de rester dans la voiture.
Je ne bronchai pas et m'exécutai.
Après quelques secondes, il revint à l'intérieur, portant un paquet dans la main.
-Tiens, mange ! Je sais ce n'est pas grand-chose, mais c'est tout ce qu'il reste...
Il me lança le paquet, malheureusement, je ne le rattrapai pas. Edward se rua dessus, aussi rapide qu'un éclair, et l'empêcha de tomber.
Je fis une petite mine renfrognée, tandis qu'Edward me donna le paquet.
Je n'aimais pas être maladroite. Je l'avais été toute mon existence. Cela faisait partie de mon charme, à en croire Edward, et il m'avait avoué que cela lui manquerait. Au début, son annonce m'avait beaucoup surprise. Puis, j'avais compris que cela était parce que c'était devenu tellement habituel. Ca faisait partie de ma personnalité, et je l'avais perdue.
Je passai le paquet entre mes mains, hésitant à l'entamer.
Edward toussota.
J'ouvris l'emballage, sans trop de hâte.
Quelques miettes tombèrent à mes pieds.
Je savais qu'Edward n'aimait pas que sa voiture soit sale.
Je fis une petite grimace, tandis qu'Edward poussa un soupire amusé.

J'eus l'impression que le voyage était beaucoup plus long que celui de l'aller. Nous n'étions toujours pas dans l'état de Washington, pourtant, il me semblait que cela faisait une éternité que nous roulions.
Edward et moi, nous n'avions pas parlé depuis que nous nous étions arrêtés.
Pour dire quoi, cependant ? Il n'y avait rien à dire.
Rien à commenter, rien à raconter.
Je n'avais plus envie de silence. Je voulais parler. Je voulais qu'il y ait quelque chose à dire.
Je n'avais rien à faire, je ne voulais plus penser à mon père, cela me faisait souffrir. Penser à ce que les Cullen étaient en train de faire ? Non, je ne voulais pas penser aux gens qui me manquaient. Je voulais juste avoir quelques souvenirs à revisiter, des beaux souvenirs, qui ne parlaient ni des Cullen, ni de ma famille. Je n'en avais pas beaucoup, en y réfléchissant.
J'avais eu mes plus beaux souvenirs avec Edward, les Cullen, ma famille...
Il n'y avait rien d'autre... Peut-être au lycée ?
Les souvenirs, étant humaine, étaient trop vagues pour que je me rappelle des détails.
J'abandonnai. A quoi cela servait-il de se remémorer du passé ?
Ma tête commença à me faire mal.
Je plissai les yeux, essayant de ne pas grimacer.
-Ca va ?questionna Edward
Comment avait-il su ?
J'avais pourtant appris à souffrir en silence...
Je ravalai ma grimace.
-Oui, balbutiai-je
Il se mordit la lèvre, toujours inquiéter, persuadant ma réaction hâtive à sa question.
Il retourna la tête vers la route.
La douleur devenait de plus en plus intense, bien que je ne pu m'empêcher de mettre ma tête entre mes mains, comme pour apaiser la souffrance – ce qui ne marcherait pas, je le savais bien.
-Bella..., soupira Edward
Je pris une grande inspiration.
Il déposa sa main sur ma joue, le contact de sa peau sur la mienne m'apaisa. J'avais toujours la température d'un vampire.
Edward arrêta la voiture le long d'une route, puis se tourna vers moi. Je me risquer à laisser un paraître un sourire forcé qui trahit mes pensées.
Son visage se durcit.
-Tu as mal ?demanda-t-il
Je me mordis les lèvres et acquiesçai.
La douleur m'envahissait trop pour retenir un petit gémissement.
Edward me serra contre lui comme une mère console son enfant.
Quelques larmes ruisselèrent sur mon visage, des larmes de douleur.
Je haletai. L'air me manquait.
Je n'en pouvais plus de souffrir. Je commençai à hurler de douleur.
-Edward, aide moi ! Sauve moi !criai-je
J'enfui ma tête dans son torse, étouffant un cri.
Edward soupira.
Ce soupire en dit long sur son expression que je ne pouvais voir.
Je m'imaginai Edward, le regard figé sur le décor, évitant de m'observer.

Des heures passèrent, sans bouger. Il n'y avait que mes gémissements qui troublaient le silence.
Une chaleur intense me submergea. Je crus que jamais je n'aurais à revivre cette douleur, car je n'en sortirais pas vivante.
Il n'y avait plus rien à faire... attendre, peut-être. Mais à quoi cela servirait-il de continuer à faire semblant ? Je savais que cette douleur était pire que la mort elle-même, pire que tout ce que j'avais enduré jusqu'à là. Pire que la perte de mon père, pire qu'avoir été séparée d'Edward... pire que l'addition de tous les événements terribles de mon existence.
Il y avait quelques temps à peine, j'aurais juré que perdre mon amant était la seule chose la pire qui pourrait m'arrivé. Comment avais-je pu parler ainsi ? Je donnerais la vie d'Edward pour que cette douleur cesse ? Non, je le savais. Edward était la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher, la seule chose qui pouvait encore donner un sens à toute une vie fichue.
Pourquoi ne pouvait-il pas alors me sauver de ce cauchemar.
J'essayai de me calmer – tout en sachant que cela n'apaiserait pas ma souffrance. Cependant, mes gémissements diminuèrent et bientôt, disparurent.
Edward me caressa le bras du bout des doigts.
-Bella..., souffla-t-il
Je redressai ma tête avec peine.
On eut dit qu'elle pesait au moins 50kilos.
J'eus peine à rouvrir les yeux. Mes paupières étaient mi-closes.
Je pu entrevoir le visage blême d'Edward entre mes cils.
Il avait des traits durs.
Je me redressai maladroitement, faisait tomber un objet sur la banquette.
J'avais l'impression d'avoir couru pendant une heure au moins.
Chaque respiration m'arrachait une grimace.
Edward me prit par la taille, et m'aida à me mettre confortablement.
Il sortit de la voiture à toute vitesse, et vint m'ouvrir la porte passagère.
Je me cramponnai à son cou, alors que lui me prenait dans ses bras.
Le ciel était toujours grisâtre. Des gros nuages l'encombraient.
Le vent ébouriffait ma chevelure baignée de larme.
Mais cette sensation me fit du bien.
Edward marcha dans l'herbe humide et quelques mètres plus loin, il m'installa dans un buisson avec délicatesse.
Il se posta à mes côtés, effleurant mon épaule nue du bout des doigts.
Quelques secondes s'écoulèrent dans le plus profond silence.
Le vent devenait plus frais et me fit trembler.
Edward s'empressa d'enlever son manteau de le poser sur moi, toujours avec tant de précautions.
Je ne su pourquoi, mais cet air, ce vent, ces paysages de côtes ne m'étaient pas inconnus.
Je secouai la tête brutalement, comprenant où nous étions.
Edward posa sa main sur ma bouche, comme pour m'empêcher de me précipiter, comprenant ce que je pensais.
-Nous y sommes, murmurai-je
Il acquiesça.
Son visage était toujours aussi dur. Je l'avais déjà vu en colère et cette expression était la même.
Pourquoi était-il en colère ?
Je tournai la tête pour contempler la vue.
La Push était devenu un des endroits que je connaissais le mieux.
Je n'aurais pu me tromper sur le lieu où nous étions.
Je n'apercevais pas la cabane des Black au loin.
J'avais en même temps hâte, et aussi du dégoût.
Etait-ce si normale que j'ai hâte de revoir Jacob, alors que je savais dans quelle circonstance nous nous croiserons ?
Je me redressai brutalement, ce qui m'arracha un gémissement.
-Edward, vite allons-y !m'exclamai-je
L'interpellé écarquilla les yeux, comme étonné par ma réaction.
Je lui tendis la main, pour l'inviter à m'aider.
Après m'être redressé, j'accourue vers la voiture comme une furie. Tant de hâte ne me ressemblait pas, pourtant j'étais vraiment excitée à l'idée de retrouver tout le monde.
Edward, lui, ne se pressa pas.
Il était très troublé par mon comportement, ce qui était compréhensible.
Je ne pris pas le temps d'attacher ma ceinture... Quelle importance ? Ce qui allait arrivé était tellement... inattendu.
Edward mit le contact et démarra.
Ce fut la première fois que j'eus l'impression que la voiture roulait lentement. D'un lenteur tellement agaçante.
Pourtant, c'était sa vitesse normale.
Tout allait lentement, pas du tout assez vite à mon goût.
Une folle envie de me vint. Incontrôlable et tellement tentante.
Prendre le volant, aller si vite que je pourrais avoir ce que je voulais.
Mais tout à coup, j'aperçu à la fenêtre la maison de mon père.
C'était comme une gifle reçue en pleine poire.
Je venais de reprendre conscience de ce qui était arrivé.
Des larmes me vinrent au yeux, me je m'empêchai de les laisser couler encore une fois.
Je devais y arriver.
C'était possible, j'en étais totalement capable, je le savais.
Ma vue était vitrée. Je du cligner plusieurs fois des yeux pour faire disparaître les larmes.
J'y étais arrivée ! C'était une étape passée.
Je gardai encré sur mes pupilles la forme de la maison.
Mais la deuxième chose qu'il ne fallait pas arriva.
La voiture prit un virage et passa à côté du commissariat de Forks. Je venais de prendre une douche froide.
Mais cette fois, je ne pleurai pas. Je me l'étais promis.
Je remarquai que la voiture ralentie en approchant du parc.
Je compris pourquoi. Le parc se trouvait à côté de l'église et de l'autre côté de l'église se trouvait... le cimetière.
Ce mot, rien qu'y penser, me donna la nausée.
Tout à coup, ma hâte disparue et mon envie s'inversa.
Je voulais plutôt prendre le volant et faire demi-tours.
-Non, Edward ! Arrête ! Il ne faut pas y aller !m'écriai-je
Edward ne bougea pas d'un pouce.
Il resta figé, les yeux fixés sur la route.
Je tentai de prendre le volant, mais il me stoppa net en me prenant le poignet.
-Bella, il faut le faire, c'est le seul moyen !s'exclama-t-il
Je secouai la tête en signe de dénégation.
-Non ! Il n'est pas utile d'y aller !ripostai-je
Edward parqua la voiture sur un sentier, juste à côté du parc.
Je tremblai à nouveau de sanglots.
-Edward !hurlai-je
Je n'avais plus de souffle, je crus que la fin était pire que la mort elle-même. Que si je venais à confronter ma douleur, ma faiblesse, je ne tiendrai pas le coup.
Edward sortit de la voiture en courant.
Il me prit dans ses bras et me serra contre lui, comme jamais il ne l'avait fait. Je cru comprendre en quoi consistait le nirvana. C'était ça. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien. C'était comme un remède contre la tristesse, la déprime. Tout autour de moi devenait plus gai, plus vivant. J'avais l'impression de revoir, de réentendre, de ressentir le monde. Comme si je revivais, que je me réveillais d'un cauchemar que je cru sans fin. Je sentais que j'allais y arriver, que j'allais surmonter ça. Parce que j'avais du soutient avec moi, je me sentais forte. Comme si rien ne s'était jamais passé, comme si tout allait bien, parce que je voulais que tout aille bien. Je me dégageai de son étreinte, en larme. Mais pas des larmes de tristesse, des larmes de joie. Je reniflai bruyamment avant de sécher mes yeux. Je souriais, malgré tout, bien je savais que bientôt, ce ne serait plus le cas. Mais je voulais profiter des moindres petits bonheur de la vie, parce qu'elle est trop courte, parce que le bonheur n'est pas assez répandu. En ce moment, j'aurais voulu que tout le monde sourie avec moi, que tout le bonheur que je ressentais, soit dans tous les c½urs de milliards de personnes. Ce bonheur n'était pas semblable aux autres, il était tout à fait différent. Ce n'était pas l'amour que je ressentais, mais bien une sensation qui ne porte pas de nom. Ce que j'éprouvais pour Edward était bien trop puissant, fort pour qu'il puisse porté un nom. Je l'aime, mais d'une manière tout à fait différente, je pourrais surmonter n'importe quelle torture, n'importe quel châtiment, je ferais tout pour lui, TOUT !
-Bella, je dois partir, je ne pourrais pas rester avec toi pendant... Mais je veux que tu y ailles, je ne veux pas que tu rebrousses le chemin, d'accord ? Tu peux y arriver, tu es forte, fais le pour moi.
Je ne voulais pas me défiler, j'irais parce que je le voulais et pour lui. Je ne partirais pas, quel que soit le prix. Je souffrirais peut-être – sûrement – mais je ne partirais pas !
Je me contentai d'acquiesçai, peur de partir en larme si j'ouvrais la bouche.
Je ne voulais pas lui demander ce qu'il avait à faire, cela n'avait pas d'importance à mes yeux.
-Je reviendrai après, me rassura-t-il en me donnant un long baiser
Je lâchai sa main quand il fut à trop grande distance.
Je me retrouvai seule, à présent. Seule face à l'épreuve qui m'attendait. Une épreuve qui s'annonçait difficile, et je n'aurais personne.
Je cru tomber dans les pommes, quand un bras me rattrapa de justesse.
J'aperçu le bras musclé qui m'avait sauvé, sa peau était matte. Et l'odeur n'était pas inconnue, c'était Jacob.
Je me redressai avec peine, m'aidant de son bras, puis me retournai.
Il était vêtu d'un costar gris avec une cravate qui m'était inconnue.
Si les circonstances avaient été différentes, j'aurais ri de sa tenue.
Son visage était grave, ses traits étaient marqués par la colère.
-Jacob..., soupirai-je
Il se pinça les lèvres sans dire un mot et me prit par le bras, m'emmenant dans le cimetière. Nous marchâmes lentement – moi plus que lui – comme pour perdre du temps. Le temps était brumeux dans le cimetière.
J'aperçus une foule à quelques mètres de moi, cela devait se passer ici.
Je m'arrêtai net dans ma course. Je ne savais plus rien bouger. Des sanglots montèrent dans ma gorge, la nouant.
Je n'arrivais presque plus à respirer. Je ne voulais pas arriver là-bas.
Je n'avais assisté qu'à un enterrement qui était celui de ma grand-mère dont je ne connaissais même pas son existence.
Mais maintenant, je devais affronter l'enterrement de quelqu'un de proche, qui avait partagé ma vie depuis des années, mon père, Charlie.
Jacob soupira, puis se tourna vers moi.
Je baissai les yeux, de peur de voir l'expression de son visage.
J'avais peur qu'il soit agaçé de la tristesse que j'éprouvais, de mon caractère. Mais quand je l'aperçus, il était compatissant, plus triste et moi dur qu'avant.
Je reniflai bruyamment avant de sécher les larmes qui restaient figées aux bords de mes yeux.
Jacob approcha et me tendis la main.
-Viens, suis moi, susurra-t-il
C'était la première fois depuis notre dispute que j'entendais le son de sa voix. Elle était plus douce qu'à son habitude, et plus triste.
Je secouai la tête en signe de dénégation.
-Je ne peux pas bouger, je ne veux pas. Tu comprends, je n'en suis pas capable, pas capable de voir l'erreur que j'ai commise en partant.
Sa main était toujours tendue, attendant que je la saisisse.
Ma voix était tremblante de sanglots.
Je n'avais pas Edward pour me rattraper, il n'y avait que moi.
Pourquoi m'avait-il laissé dans ce moment si difficile pour moi ?
Pourquoi maintenant ?
Il ne m'avait rien expliqué, il m'avait abandonné.
Autrefois, j'eus cru que le trou béant qui était apparu il y a un, était fermé pour de bon, mais j'avais eu tors. Edward était partit – peut-être pas pour longtemps – et sans lui, sans mon père, sans ma fille, il n'y avait plus rien.
La plaie profonde dans ma poitrine me faisait tellement souffrir, que je cru ne plus rien sentir, plus rien voir.
Le dernier mot que j'entendis était mon prénom prononcé par Jacob.

​ 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 15 mars 2009 08:28

Modifié le mardi 07 juillet 2009 02:10

Séparation : Chapitre 6

Chapitre 6
Le grand moment

ESPACE MUSIC : Clique

A deux reprises... quelle idiote je faisais !
Je suis sûre que personne n'était aussi maladroit, aussi étrange que moi.
Enfin mon caractère tenait de l'endroit où j'avais vécue, Forks.
Et Forks était un endroit étrange, non pas qu'effrayant, mais les êtres qui y vivaient n'étaient pas comme qui dirait banale.
Non rien n'était banal dans mon monde. Il était peuplé de gens parfois autant merveilleux, tandis que d'autres sont hostiles. Mais il fallait voir le bon côté des choses, car comme disait mon père « Bella, quand le snack est fermé, il faut se dire qu'on perdra les calories qu'on gagnera en marchant jusqu'à l'autre ». Toujours un bon côté, mais toujours n'est pas possible, inconcevable. Qu'y avait-il de bien dans la mort de mon père ?
Rien du tout. Ce « toujours » n'implique pas les pertes d'hommes.
J'aurais tellement voulu, pourtant, savoir ce qu'il me dirait dans un moment pareil. Il n'avait jamais vraiment bien exprimé sa tristesse.
A la mort d'un proche, il essayait de la refoulée, pour ne pas la laisser paraître, mais qu'y avait-il de mal a avoir des sentiments ?
Les étouffés en soit n'était pas une bonne chose, car l'on exploserait un jour où l'autre. Mais mon père, lui, n'avait jamais lâché, honteux de le montré, sûrement. Moi, je pleurai comme une madeleine.
Non pas parce que je ne pouvais pas me contrôlé, mais je voulais le faire.
C'était comme une marque d'affection, comme pour lui prouver que je tenais encore tellement à lui, malgré tout ce que je lui avais fait.
J'avais encore cette plaie béante dans ma poitrine, qui me faisait souffrir le martyre. Mais cela ne pouvait être pire que ce que j'allais devoir affronter, l'enterrement !
Je ne me sentais plus capable, comme vidée de toute sensation, à part celle de la tristesse et de la souffrance.
J'étais assise sur un banc, les mains plaquées sur les yeux.
L'enterrement commencerait dans quelques minutes, mais je ne m'en sentais pas capable sans Edward, sans ma fille, sans ma mère, sans les Cullen... mais il y avait Jacob. Enfin cette idée ne me réjouissait pas tellement à cause de l'ambiance qui régnait en sa compagnie.
Jacob avait toujours été mon ami, mais la dernière fois que nous nous étions parlé avant, c'était pour une dispute, et d'ailleurs je n'avais toujours pas compris son énervement.
Je tournai la tête vers lui, discrètement.
Il me vit, et se leva d'un coup.
-Bella, il faut le faire !m'encouragea-t-il
J'acquiesçai et me levai à mon tour.
Il me prit le bras, et nous marchâmes courageusement jusqu'à l'orée du cimetière. Je n'allais pas m'arrêter là, je savais que je n'allais pas le faire, je ne voulais pas le faire. Les gens qui étaient présents se retournèrent à notre passage, nous dévisageant comme des bêtes curieuses – plus moi avec mon teint pâle de vampire que Jacob.
D'ailleurs je n'avais plus pensé à mon statut. J'étais mi-humaine, mi-vampire. Je souffrais, dormais, mangeais, pleurais, et j'avais la force d'un vampire, le physique, et la vitesse. J'étais un peu comme ma fille, j'étais un hybride. Cela me faisait bizarre, je me rappelais encore des mots que j'avais prononcé : « A ces mots, l'on pourrait croire que pour moi, c'était une habitude de changer d'état. Humaine, vampire, humaine... Et après ? Allait-il avoir « Vampire » ? Là était toute la question des problèmes. »
Eh bien, c'était humaine, vampire, humaine, hybride...
Qui aurait pu croire cela ? Sûrement pas moi, peut-être Alice... ?
Nous continuâmes à marcher d'un pas de plus en plus hésitant.
Moi j'étais toujours aussi sûre de moi, c'était Jacob qui ralentissait.
Je tournai la tête vers lui, il avait les larmes aux yeux.
Je n'avais pas pensé une seule seconde que lui aussi pouvait exprimé une profonde tristesse ! Quelle idiote, je n'avais pensé qu'à moi !
Je déposai une main sur son épaule, il ne bougea pas.
Une foule c'était créer autour d'un prêtre, la bible à la main, levant les yeux vers nous quand il nous aperçut.
Nous nous mélangeâmes à la foule, et le silence revint.
La plaie béante qui se trouvait dans ma poitrine me faisait toujours autant souffrir. Le prête parlait, mais je ne faisais pas attention à ce qu'il disait, la seule importance était le cercueil qui était posé là dans le trou creusé.
C'était un cercueil en bois blanc. Pleins de souvenirs me revinrent de lui.
Celui où je le voyais rigolant avec moi, parlant, se disputant. Tous les mauvais souvenirs avec lui devinrent des bons, parce qu'il en faisait partit.
Je regrettai encore plus tout ce que je lui avais dit il y a 3 ans de ça.
Je regrettais tout le mal que je lui avais fait.
Si j'avais pu effacer et retourner en arrière, cela aurait été tellement simple.
La colère remplaça la tristesse, cela était la faute de son agresseur, il devrait payer pour tout ça, je vengerais mon père.
Des minutes s'écoulèrent pendant que le prêtre continuait son discours d'adieux, quand, tout à coup, il se stoppa et me pointa du doigt.
-Voulez-vous dire quelques mots ?me demanda-t-il d'une voix remplie de tristesse
Je mis du temps à comprendre que c'était à moi qu'il s'adressait. Je n'avais rien préparé du tout, comment allais-je faire ?
Je regardai autours de moi, comme pour trouver une idée.
Jacob regardait le sol, des larmes coulaient sur sa joue.
Il me regarda puis me sourit, un sourire si faible que l'on aurait pu croire qu'il était inexistant. La foule me dévisagea. Je remarquai quelques personnes que je connaissais, des collègues à mon père, indiens, et vendeurs au marché. Par contre, certaines personnes m'étaient complètement inconnues.
Un grand homme aux cheveux gris toussota dans le silence, signe que je devais parler. Je m'avancer vers l'estrade et le prêtre me laissa la place.
Je ne savais quoi dire. Je n'avais jamais fait ça auparavant.
J'essayai de me rappelé de ce que disait les proches de ma grand-mère lors de l'enterrement, mais rien de me revint, cela faisait trop longtemps, et c'était un souvenir humain. La plaie me faisait encore plus souffrir.
Je m'éclairci la voix et prit la parole.
-Mon père, Charlie,... était quelqu'un de formidable et je... je suis tellement fière de lui et de ce qu'il a fait pour moi. Il était proche de moi et je pense ne jamais... me remettre de sa disparition, mais...
Je me stoppai net. Ce que je venais d'apercevoir à l'entrée du cimetière était un miracle. Un bel ange blanc s'avança, gracieusement, doucement, si parfaitement... C'était Edward. Il était là, avec moi. Une chaleur monta en moi et ma plaie béante à la poitrine se referma d'un coup.
Mon mari se mêla à la foule, à distance de Jacob.
Les personnes n'avaient même pas remarqué son arrivé tellement silencieuse. Remplie d'assurance, je repris.
-Il n'est pas partit, pas pour moi. Non je le voix encore, je le sens, je l'entends, parce ce qu'il a subit était injuste. Il s'est fait agressé et en est mort. Il a toujours essayé de faire régner une justice dans cette ville, et finalement, il en est mort !
J'entendis des approbations qui venaient du fond de la foule et quelqu'un cria.
-Oui ! Cette agression était horrible, dégoûtant ! Vidé de son sang ! Un criminel, moi j'vous le dis !
C'était un collègue à mon père qui avait prit la parole.
Je ne compris pas tout de suite le sens de sa phrase et tournai la tête vers Edward, mes yeux remplies de larmes.
Il acquiesça, comme lisant dans mes pensées, ce qui n'était pas possible.
Je venais de comprendre ce que l'homme ne savait pas de l'agresseur, c'était un vampire !
Je fondis en larme sous le regard de dizaines de personnes.
Alors c'était ma race qui était responsable de ça, de ma tristesse.
C'était eux ! Une haine immense me submergea. Je voulus me tuer, tuer le responsable ! Il allait payer pour avoir fait une chose pareille ! Un acte aussi horrible, dégoûtant, répugnant.
Je serrai les points.
Je regardai l'entrée du cimetière. Un homme à la peau pâle se tenait là, comme s'il me narguait. Il avait le sourire aux lèvres.
La peau pâle... Je savais ! C'était lui l'assassin, le tueur, le fautif.
Mon instinct prit le dessus et, sans réfléchir aux conséquences, je m'élançai jusqu'à l'entrée à une vitesse vampirique. Je ne me souciais pas des autres, il n'y avait que le meurtrier qui était important. J'allais pouvoir me venger, le tué comme lui l'a fait à mon père !
Il s'encourut. Je le rattrapai sans aucun mal et sautai sur lui.
Son odeur n'était pas celle de vampire, mais de sang.
Du sang coulait dans ses veines, comme les humains.
Je fermai les yeux un instant, puis les r'ouvris.
Edward se trouvait à côté de moi, m'empêchant de faire du mal à l'individu.
De l'autre côté, un loup géant grognait en signe de colère.
Je regardai à nouveau l'homme. Je m'étais trompée, ce n'était pas un vampire, mais bien un humain.
-Je vous en prie, laissez-moi en vie, je vous en supplie, m'implora-t-il
Je le lâchai et reculai de trois mètres en un seul bond.
J'avais eut une illusion. Mon esprit m'avait fait un tour.
Je me rendu compte de mon erreur et m'encourut à toute jambe, ne sachant vers où me diriger.
Je venais d'attaquer un humain, j'aurais pu le tuer, et être une meurtrière à mon tour. Cette idée me répugnait. J'étais tellement en colère, que j'avais moi-même imaginé un vampire, alors que ce n'était qu'un homme.
J'avais montré à tout le monde ma vitesse, ma force, mon côté vampire.
C'en était fini. Jacob avait montré son côté bestiale, et Edward aussi son côté vampire. J'avais divulgué à tout le monde le secret de tout.
Qu'allaient-ils penser ? Nous devions fuir...
Edward me rattrapa et me stoppa net.
-Bella, je t'en prie, calme-toi !me rassura-t-il
Il prit mon visage entre ses mains.
Je tremblai de sanglots. Ce que j'avais fait était digne de la peine de mort !
Je m'effondrai par terre et continuai à pleurer toutes les larmes de mon corps.
-Mon dieux, mais qu'est-ce que j'ai fais ?balbutiai-je
Edward se pencha vers moi.
Son visage était si rassurant que je ne pouvais le détacher des yeux.
-Viens avec moi !me chuchota-t-il
Il me prit dans ses bras et courra à vitesse de vampire – il n'avait plus rien à cacher.
En quelques secondes, nous étions devant la Volvo grise d'Edward.
Il m'installa dedans et prit le volant.
-Où allons-nous ?
Il soupira.
-On rentre. Je suis désolé, mais il le faut...
J'acquiesçai et de nouvelles larmes me coulèrent sur la joue.
J'avais versée trop de larmes pour aujourd'hui, j'en étais épuisée.
Je savais que nous devions fuir, et que cela était par ma faute, mais je ne voulais plus en parler...
Tout m'agaçait, m'énervait, je voulais retrouver cet agresseur et venger mon père, mais je m'étais trompé de personne. Comment ma colère aurait pu me faire un coup pareil ? Je n'y croyais pas, il y avait une autre raison.
Je n'avais pas pu avoir une illusion, et pourtant, l'homme avait du sang dans son corps, et si c'était un hybride, Edward l'aurait su et Jacob l'aurait quand même sentit. Mais pourtant, le vampire que j'avais, sois disant, imaginé n'était pas sortit de mon imagination. Ce visage me disait vaguement quelque chose. On pourrait croire que j'aurais déjà croisé ce vampire et que ma mémoire me la fait apparaître par hasard, mais je n'y croyais pas non plus. C'était trop vrai, trop vivant.
C'était un homme à la peau pâle et aux longs cheveux bruns attaché en une queue. Cet homme ressemblait aux nomades, mais ce n'était pas tout à fait ça. Ses habits m'intriguaient, je ne me rappelai plus vraiment, mais j'avais cru voir un symbole sur sa veste, une sorte de badge, mais je ne me rappelai plus du signe, cela c'était passé trop vite. Je me rappelai juste quand j'avais r'ouvert les yeux, et que j'avais aperçu un homme tremblant entre mes mains qui étaient d'un froid surprenant pour lui. Et ma force, je ne voulais pas y penser. Je voulais venger mon père, et tout ce que je réussis à faire c'est a blessé quelqu'un de son espèce !
-Qu'as-tu vu exactement ?demanda Edward au bout de cinq minutes de silence
Je soupirai. Je ne voulais pas revenir à ça, c'était trop dur pour moi de voir mon erreur, une erreur fatale. Je n'avais même pas pu voir les gens que j'avais quittés, ceux que j'aimais.
-Je ne me souviens plus trop,..., tu sais...
-C'est important que je sache, Bella, dis moi, me coupa-t-il
J'hésitai, et puis je me lançai.
-Eh bien, j'ai vu un homme à l'entrée du cimetière...
-Comment était-il ?insista mon mari
Je sentis qu'il trouvait ça important, alors je dis tout dans les moindres détails.
-Un homme aux longs cheveux bruns attachés et avec des habits forts abîmés, il avait aussi... un symbole sur sa veste, mais je ne sais plus ce que c'était.
Il se contenta d'acquiescer tout au long de mon récit.
-Mais je croyais que j'avais inventé ça ?dis-je au bout d'une minute
Il secoua la tête en signe de dénégation.
-Non, tout ça était bien réel, seulement, l'homme a prit la suite, et par un mauvais hasard un homme était près de lui, et sans réfléchir, tu as cru que c'était lui.
Je baissai la tête. J'étais encore honteuse d'avoir sauté sur un humain.
L'erreur que j'avais commise était irréparable.
-Ecoute, il faut que tu essayes de te rappelé du symbole, c'est sûrement le symbole d'un clan de vampire, et si c'est lui le meurtrier, on pourrait le retrouver...
Alors lui aussi voulait venger mon père. Je savais qu'il l'aimait, mais pas au point de tuer quelqu'un. Il n'aimait pas se battre. Mais il m'aimait, peut-être était-ce la cause ? J'aurais tellement voulu en finir avec tout ça, qu'il n'y ait que lui et moi, qu'on ait le loisir de se contempler, de s'aimer.
Je regardai par la fenêtre. Les paysages défilaient sous mes yeux, sans que je puisse en comprendre un. Enfin si, je pu comprendre ce qu'il se passait.
Edward tourna la tête vers moi, et sourit.
-On allait quand même pas partir sans passer par la Push, susurra-t-il
Je souris à mon tour. Je savais ce que nous allions trouver là-bas, Renesmée. Toutes mes idées de meurtres, vengeance, et la tristesse s'évaporèrent. Mon c½ur lourd de remords, devint tout à coup léger, si léger, qu'on pourrait le croire inexistant.
Le trajet me parut si long, la voiture avançait tellement lentement. Enfin, c'était faux, car, par la fenêtre, on ne pouvait apercevoir le dehors, tellement la vitesse était élevée, mais pour moi, cette voiture n'avait jamais roulée aussi lentement.
Tout à coup, la voiture freina. Je su tout de suite ce que cela voulait dire, nous étions arrivés. Enfin...
Avec hâte, je sortis de la voiture comme une furie, et me dirigeai vers la pittoresque et bien aimée cabane des Black.
Je courai aussi vite que mon corps pouvait aller. Comme si je courais pour sauver ma vie. Je ne savais si ma fille avait changé, si je pourrais encore la reconnaître. Je ne me retournai pas, il s'agissait de ma fille que je venais d'apercevoir sur le seuil. Elle aussi coura en ma direction.
Je ne regardai que son visage si enfantin, si attendrissant.
Il me sembla que quelque chose avait changé en elle, mais j'étais encore trop loin pour en être sûre. D'un bond, je me retrouvai en face d'elle et l'enlaçai comme si c'était la dernière fois – ce qui n'était peut-être pas faux.
-Oh mon dieu, Renesmée, balbutiai-je entre mes sanglots
Je pleurais d'émotions de joie, il me semblait pourtant avoir dit que j'avais versée trop de larmes.
Ma fille, elle, ne pleurait pas, elle souriait, ça lui suffisait – j'avais toujours dit que je pleurais tout le temps pour tout.
Edward arriva. Il s'approcha et la prise dans ses bras.
Pour une fois, j'en étais sûre, si Edward avait pu pleurer, il l'aurait fait.
Je vis aussi au loin, Billy qui nous faisait signe d'approcher.
Je pris Renesmée dans mes bras et nous avançâmes à une vitesse vampirique.
Billy nous dévisagea du regard – surtout moi, car il n'était pas au courant de ma transformation.
-Entrez donc, dehors, les bruits courent, nous dit-il de sa voix rocailleuse
Nous nous exécutâmes, et sans bruits, nous assîmes dans le canapé.
-Quels genre de bruits ?demandai-je prudemment
Billy hésita, puis répondit.
-On sait déjà tous ce qu'il s'est passé à l'enterrement, les nouvelles vont vites. Vous êtes sûrement surpris et je le comprend, mais une question, Bella, Qu'est-ce qu'il t'as pris de faire ça ?
Je n'appréciais pas tellement Billy, il ne pouvait pas comprendre, il n'était pas comme moi. Il ne savait plus comment aimer vraiment. Je ne voulais pas parlé de ça avec lui, et surtout pas lui dire la vérité.
Que pouvais-je bien dire ? « Oh j'ai vu le meurtrier de mon père et j'ai attaqué un humain, sinon ça va et vous ? » Pourtant, aussi idiote soit-elle, c'était la vérité.
-C'est un peu trop compliqué..., commençai-je
-Elle était sous le choc, me coupa Edward
Billy acquiesça durement, toujours sans explication digne de ce nom.
L'ambiance commençait à devenir pesant, gênant.
Je regardai Renesmée qui s'était tue durant toute la discussion.
Savait-elle, elle aussi, ce qui s'était passé pendant l'enterrement ?
J'espérais que non, je ne voulais pas qu'elle soit choquée.
Edward posa sa main sur la mienne, et la caressa doucement.
Je serrai encore plus fort Renesmée dans mes bras.
Personne ne bougeait, personne ne parlait. Cela devenait agaçant.
Tout à coup, la porte de la cabane s'ouvrit pour laisser passer un garçon aux cheveux noir coupé rat et la peau matte, c'était Jacob.
Il entra, toujours fâché, secoué de quelques spasmes qui s'estompèrent très vite.
-Il faut que vous partiez, presque tout Forks est au courant, déclara-t-il en évitant de croiser mon regard
Edward se leva, me tenant toujours par la main.
Je l'imitai, Renesmée toujours contre ma poitrine.
Jacob nous présenta la porte.
Edward sortit aussi vite qu'il pu, et Jacob prit Renesmée.
Avant que je ne puisse plus le voir, je voulais quand même essayer de lui parler.
-Jacob..., murmurai-je
-Va t'en, me répondit-il aussi durement que jamais il ne l'avait fait

​ 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le lundi 16 mars 2009 14:11

Modifié le mardi 07 juillet 2009 02:10

Séparation : Chapitre 7

Chapitre 7 :
Les jours d'après

ESPACE MUSIC : Clique

Semblable à une brume aveuglante, la tristesse et la haine régnaient dans l'atmosphère. Une brume où l'on pouvait se perdre et ne plus jamais resurgir. Disparaître à tout jamais dans un océan de tristesse et de colère.
Dans mon esprit, je n'avais jamais été aussi confuse et perdue dans le néant. C'était comme si tout était blanc, que plus rien existait.
Par moment, j'apercevais comme un reflet du visage de mon père, me souriant, puis s'évapora, laissant le mur uni. Jacob aussi était là, mais lui bien vivant, bien solide. Je criai, criai son nom, mais il restait là, figé.
Comme s'il ne m'entendait pas, ne me voyait pas. Il bougea les lèvres, mais aucun sont n'en sortit, mais je pu lire sur ses lèvres « va t'en ! »
Je me réveillais en sursaut, haletante.
J'essuyai les gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front du revers de la main. Je faisais le même cauchemar depuis des jours, depuis que Jacob m'avait cracher ses paroles aussi durement, que mon c½ur entier me faisait mal. Ce n'était pas qu'une image, c'était la vérité.
Jacob avait toujours été mon meilleur ami, sur qui je pouvais compter, et je savais que ce que j'avais fait était mal, et punissable, mais pourquoi s'en prendre à moi de la sorte ? Qu'y avait-il que je ne savais pas ? Parce je savais que l'on me cachait quelque chose, Edward était partit trop vite, trop précipitamment. Il avait sûrement lut dans les pensées de Jacob, et lui savait ce qu'il y avait de si inquiétant. Je savais que le fait que j'eus révélé ma vraie nature aux humains était grave, même très grave, mais pourquoi partir si précipitamment ? Nous pouvions rester caché là encore quelques heures, que je puisse profiter de Renesmée, la prendre dans mes bras, pour toute l'éternité qui nous était offerte.
-Que se passe-t-il ?avais-je demandé à mon mari, pendant que nous fuyions vers la voiture
Il m'eut regardé pendant quelques secondes, et répondit doucement.
-Je t'en prie, Bella. Ce n'est pas le moment.
J'eus fit la moue.
-L'heure est grave, avait-il ajouté avant de m'embrasser
Avec ce baiser, j'avais pu délaisser ce sujet là pour le moment, mais maintenant, je voulais savoir.
-Tu crois que c'est un hasard ?demandai-je alors que nous étions dans la voiture
-De quoi parles-tu ?interrogea l'ange blanc à mes côtés
-Qu'un vampire attaque justement mon père, il aurait pu attaquer quelqu'un d'autre, mais non, il a fallut que ce soit lui !
-Tu penses à quelque chose ?demanda doucement Edward
-Si c'était le clan de la tradition ?proposai-je
-Ca n'expliquerait toujours pas pourquoi il ait choisit ton père.
-Mais si ! Il aurait tué mon père pour m'amener à Forks, et comme il savait sûrement que je ne te quitte jamais, il aurait pu nous liquider tous les deux !
-Pourquoi ne l'a-t-il pas fait, dans ce cas ?
Je m'apprêter à l'expliquer, quand je me rendis compte que je ne pouvais le faire.
Je me renfrognai.
Quand nous étions revenu dans l'Oregon à l'endroit où les Cullen se trouvait, nous avions été accueillis par Emmett qui nous avait avoué que les Mayhem allaient bientôt se rendre en Suisse, à Genève, et qu'à se moment là, ils seront intouchables, et que nous ne pourrions pas leur faire part de notre requête.
Je n'avais pas compris ce qu'Emmett nous racontait, alors Edward et lui m'expliquèrent que les Mayhem avaient beaucoup de pouvoir, des pouvoirs que les Volturis n'avaient pas.
-D'ailleurs, les Volturis avaient voulu s'assembler avec les Mayhem, admirant leurs pouvoirs, mais ils voulaient rester indépendant, avait avoué Edward
-Et je crois qu'ils sont en mesure de nous aider, mais ils ne sont pas de nature généreuse, il faudra donc sûrement un prix d'échange, je ne sais pas ce qu'ils vont encore demander, ils sont très capricieux, avait rajouté Emmett
-Et où sont-ils maintenant ?les avais-je interrogé
-Au Canada, m'avait répondu Emmett en affichant une mine indéchiffrable
Etait-ce de la colère, de la tristesse ? Je n'en savais rien, en tout cas, le sujet des Mayhem était un peu gênant à parler avec lui, et je ne savais déceler pourquoi.
Je décidai de me lever, avec sans trop de peine, et de sortir. Oh oui, je voulais sortir, voir le soleil, oublier les idées noires, les souvenirs trop durs, et me laisser aller, me relaxer. Je n'avais pas fait ça depuis que ce foutu problème fut arriver. Oh, je n'étais pas du tout consciente qu'une chose pareille aurait pu arriver, c'est arrivé, c'est tout.
Je me rappelai encore de la première fois où je m'en étais rendue compte.
J'étais installée avec Renesmée dans les bras, en train de jouer au bras de fer avec Emmett. J'avais l'habitude de la battre à chaque fois, j'étais encore une nouveau-née et j'en profitai. Mais, alors que aucune des mains ne bougeaient que nous luttions pour rester en haut, ma main s'abattit sur la table, avec une force incroyable, et à cause du choc, je me la cassai.
Emmett pouffa, puis, après s'être rendu compte de ce qui venait de se passer, se rua sur ma main, avec un visage du plus étonné.
Edward aussi était là, bouche bée. C'était comme ça que tout eut commencé.
C'était comme ça que l'on avait découvert la dégradation de mes pouvoirs vampiriques. Le début de la fin...
Juste parce que je n'avais pas été transformée par morsure, mais par injection. Qui aurait pu croire que cela ne marcherait pas par injection ?
Et que, en plus, cela n'était pas dans la « tradition » ?
Je sortis de la voiture.
Les rayons incandescents du soleil m'éclairaient, mais aucun diamant ne se reflétait sur ma peau d'une pâleur anormale.
Dehors, des milliers de senteurs me parvenaient jusqu'aux narines.
Feuilles mouillées, vampires, et de la nourriture...
Je me retournai. Alice était là, souriante, les bras tendus.
-Bonjour Bella !m'accueilla-t-elle de sa voix veloutée
Je lui souris en guise de réponse, même après la réflexion que je venais de faire. La journée n'allait pas être bonne, je le savais. Elle allait être comme toutes les autres, maussades. Hantée par des souvenirs dont je voulais à tout prix me séparer.
-Comment ça va ?me demanda-t-elle toujours aussi éclatante
-J'ai connus mieux..., soupirai-je
Elle grimaça, puis me pris par le bras et m'emmena près de sa voiture qui se trouvait à quelques mètres de là.
Je n'étais pas vraiment d'humeur à sourire, ni à plaisanter, et encore moins à essayer de m'amuser.
-Où sont Edward et les autres ?me risquai-je à demander
Encore une fois elle me sourit, ce qui m'agaça légèrement.
Voir les autres heureux, alors que moi j'étais refermée sur moi-même.
Je savais que ça ne tenait qu'à moi de changer, mais je n'en avais pas le courage.
-Ils ont été chasser, me répondit-elle
J'acquiesçai légèrement, avant de rabaisser la tête.
Le silence retomba. Je n'aimais pas trop le silence d'habitude, mais là, j'en avais besoin. Je cru qu'Alice ne ressentis pas la même chose et que cela la mette mal à l'aise, mais elle n'en avait pas l'air affecté.
J'aperçus au loin, Edward qui revenait avec Emmett.
En pensant à Emmett, je me souvins qu'il était devenu plus sérieux.
Il faisait moins de blagues, il était moins idiot.
Je su que c'était surtout pour moi qu'il le faisait.
Il se dépassait ! Je ris à cette idée, ce qu'Alice ne manqua pas de remarquer et sourit de plus belle.
Je lâchai le bras d'Alice pour accourir à la venue d'Edward.
-Comment va mon épouse ?me demanda-t-il en souriant lui aussi
Décidemment, personne ne pouvait s'empêcher de poser la question.
J'acquiesçai pour le rassurer, mais je ne le pensais pas.

-Que faisais-tu pendant l'enterrement ?lâchai-je à Edward pendant que nous allions chercher de la nourriture
Cette question était resté coincée dans ma gorge depuis des jours entiers, et cela me fit du bien de la dire. Mais je n'avais pas eu beaucoup de tact, pourtant, j'avais répété pendant des heures. Comment pourrais-je lui dire ça ? Est-ce bien de lui posé la question ? Ai-je vraiment besoin de savoir ?
-Oui, m'étais-je résolue à penser, j'ai besoin de savoir !
Edward ne me répondit pas tout de suite, il était songeur.
Enfin, il se tourna vers moi, en me souriant faiblement.
-J'étais aller voir si du côté de Jasper ça allait, me répondit-il. Et il a réussit à convaincre quelques partisans des Mayhem, bientôt, nous pourrons y aller nous aussi...
Je me serrai encore plus contre lui.
Si lui aussi venait à disparaître... J'étais tellement bouleversée par la mort de mon père que je me sentais prête à voir d'autres personnes disparaîtrent.
-Et pour Renesmée ?demandai-je
Il me sourit.
-Elle est en sécurité, ne t'inquiète pas, tout va bien, tout va pour le mieux...
Je lui souris moi aussi.
Je remarquai Carlisle au bord de la falaise, il était toujours aussi distant avec les autres Cullen, je ne le voyais presque plus jamais. Cela avait-il été si douloureux pour lui ? Je ne comprenais pas son comportement. D'ailleurs, tous les Cullen avaient un comportement étrange.
Emmett ne plaisantait plus sur rien, était plus sérieux que jamais, Rosalie partait toujours chasser, Alice était beaucoup trop souriante, Esmée était impénétrable, indéchiffrable, mais Edward, lui, restait le même.
Enfin, il était plus proche de moi, mais pas de manière abusive.
Nous étions plus amoureux que jamais. Mais cela m'inquiétait un peu. Pourquoi ? Pourquoi tous ces changement bizarres ? Pourquoi Edward se comportait-il comme si c'était la dernière fois qu'il pouvait me voir, me toucher ? Toutes nos caresses et nos baisers étaient si parfaits, trop parfaits, comme si cela était pour la dernière fois... Je ne suivais plus rien, comme englobée dans ma bulle où rien ne pouvait m'atteindre, rien ne pouvait me parvenir, pas une petite explication.
-Cette fois-ci, Edward, je veux que tu me répondes, je ne veux plus que mes questions restent sans réponses. Qu'est-ce que tu as lu dans les pensées de Jacob pour vouloir fuir ainsi ?
Il me considéra un moment. Je ne pu imaginer qu'il puisse disparaître, cela était inconcevable, inhumain.
Il soupira, puis resserra la prise qu'il avait sur ma main.
-L'homme, l'humain que tu as vu... il est mort. Pas à cause de toi, mais le vampire l'a attaqué. Tu comprendras que tout le monde a cru que c'était toi, comme ils t'avaient vu sauté dessus, ou en tout cas entre Jacob, toi et moi.
Ils voulaient nous exterminer... Il fallait fuir au plus vite.
Je m'en voulais, c'était comme si j'avais condamné l'homme. En sautant dessus, le vampire a eut l'idée de le tuer, si je ne l'avais pas fait, il n'y aurait pas eut de mort. J'étais responsable d'un meurtre,encore.
Edward sourit légèrement, ce qui m'étonna vu les circonstances.
-Ils sont même venus avec un bâton pour tué les vampires... Les gens regardent trop la télé, rigola-t-il
Je fus surprise du ton léger qu'il avait.
Mais cela était vraiment idiot de la part des humains de croire aux films, ce qui m'arracha un petit rire.
-J'en ai marre de rester ici, je voudrais participer !lâchai-je au bout d'un moment
-Participer à quoi ?demanda Edward
-Convaincre les Mayhem, protéger Renesmée, je ne sais pas moi, mais je ne veux pas rester là les bras croisés, sans rien comprendre à ce qui se passe. Non mais c'est vrai, qu'est-ce que vous avez tous ?répondis-je presque est criant
Tout me tapait sur les nerfs. Je ne pouvais plus rester à dormir dans la voiture, à attendre Edward quand il chasse, à me balader toujours au même endroit. Je voulais quelque chose pour me rendre utile.
J'étais comme leur petite humaine qui restait hors du groupe.
Edward essaya d'attraper la main que j'avais retirée, mais je m'encourus.
Je ne savais pas où aller, d'ailleurs je ne pouvais partir, mais je pouvais m'éloigner. Le vent était si fort que c'était comme s'il me giflait.
Mes cheveux restaient plaqués contre mes joues rosie par la tristesse et mouiller par mes larmes. C'était aussi des larmes de rage contre les Cullen qui ne m'expliquait rien, le vampire qui avait tué mon père et l'homme, Jacob qui m'avait chassé et aussi contre moi-même d'être aussi idiote et maladroite, d'être humaine.
Enfin, humaine je ne l'étais pas vraiment. J'étais plus un vampire avec quelques faiblesses humaines. Mais quand est-ce que mes complications partiront-elles ? Jusqu'à ce qu'on trouve les Mayhem, ou avant ?
Je repensai aux Mayhem et aux paroles prononcées par Emmett.
Il ne savait pas ce que serait le prix d'échange. Qu'est-ce que les Mayhem pourraient vouloir de moi ? Je réfléchis un instant. Renesmée, bien sûre !
Elle était hybride et c'est ce qu'ils recherchaient. Non, jamais je ne ferais l'échange de mon existence contre la sienne. Peut-être accepteraient-ils autre chose ? Ce que je savais des Mayhem était très limité. Je ne pouvais donc pas deviné ce qu'il les intéresseraient.
Je ralentis l'allure, épuisée. J'entendis des pas venant de derrière, et je pouvais deviner à coup sûre que c'était Edward. Que lui dirais-je ?
-Bella, je t'en prie ne m'en veux pas, mais tu ne peux pas te risquer à faire quelque chose !cria-t-il au loin
Je me retournai. Alors c'était bien ça, j'étais trop fragile pour le faire.
Je m'arrêtai dans ma course, laissant Edward atteindre ma hauteur.
-Ca va, soufflai-je
Il me prise dans ses bras, m'écrasant contre son torse.
Cela m'arracha une faible grimace, mais je ne pouvais souffrir de cela, car la chaleur qui m'engloutissait intérieurement était supérieure à la froideur de sa peau.
-Tout va bien, renchéris-je
La douleur à la tête réapparut, mais je me forçai à la repousser le plus possible, parce que je ne voulais pas souffrir.
-Tu veux que..., commença Edward
-Je veux que tu restes près de moi !le coupai-je
Il acquiesça puis me relâcha.
-Ecoute, ce qu'il y a d'étrange dans le comportement des autres, je le trouve aussi.
-Mais tu as lu dans leurs pensées ?demandai-je
-Oui, Alice ne pense pas à quelque chose de spéciale, ni Rosalie, mais Emmett as déjà eut affaire avec les Mayhem auparavant. En fait, il avait un ami là-bas, Alguernon. Mais il a mal tourné. Emmett a peur de devoir se battre contre lui.
Alors c'était ça. Cette expression indéchiffrable. De la peur, de la colère et de la tristesse.
Un souvenir humain me revint tout à coup. Celui juste avant de partir. Les vampires qui nous avaient attaqués.
-Tu crois que les vampires qui ne jurent que sur la tradition vont nous retrouver ?demandai-je, inquiète
Edward ferma les yeux un moment.
-En tout cas, ils essayent, me répondit-il. Tu peux tout simplement les appelés le clan de la tradition.
J'acquiesçai. Je voulais être prête à les accueillir comme il se doit.
Pouvoir me défendre. Pouvoir défendre tout ceux que j'aimais.
-Quand est-ce que mes complications passeront ?
-Je n'en ai aucune idée..., me répondit-il
Je me rapprochai de lui, tout en marchant. Je commençai à avoir faim et tout ce que j'avais mangé les jours précédents était des biscuits. Je ne cru pas tenir longtemps à ce régime forcé. Edward perçu sûrement le bruit sourd que produisit mon estomac, bien que j'avais essayer de le recouvrir d'une toux.
Edward me lança un regard inquiet.
-Je sais que ce n'est pas l'idéal, mais je ne sais pas faire autrement, marmonna-t-il. Mais c'est trop risqué de t'emmener dans un motel.
-Ce n'est pas grave, tu sais il faut faire comme on peut.
Edward soupira.
-Viens, on va chercher une station d'essence.
Edward me prise dans ses bras, de peur de je me fatigue et que ma faim grandisse. Je me sentais si bien dans ses bras, leur froideur me rafraîchissait. C'était si confortable.
Tout serait tellement parfait, si ces complications n'existaient pas, si tout était comme avant. Je savais que c'était moi la responsable. Si je n'avais pas voulu garder Renesmée, rien de tout ça ne serait arrivé, je ne serais pas vampire. Mais je ne pouvais regretter Renesmée, toute ma réussite, c'était elle.
-Edward..., chuchotai-je, qu'est-ce que tu as lu d'autre dans l'esprit de Jake ?
Il ralentit l'allure et tournai la tête vers moi.
-Tu veux savoir pourquoi il a réagit comme ça ? Parce que c'est un idiot de clébard, voila pourquoi !
Je fis la moue.
Les loups-garous et les vampires se feraient donc toujours la guerre comme des gamins ? Apparemment oui, car aucune de mes menaces, ni de mes chantages ou encore de mes prières ne les convainquait de laisser tomber leur guéguerre.
J'en étais épuisée, ne pouvais-je donc pas être ami avec un loup-garou sans que les vampires se dressent et vice-versa ?
-Ecoute Bella, il est fâché contre toi parce ce que tu l'as obligé à se métamorphoser en loup-garou devant des humains, et que tu sois la cause d'un meurtre, et puis tout cela n'a aucune importance ! Bella, Jacob pense des choses fausses.
-Tu as tors, il a entièrement raison, je suis responsable de la mort de cet homme, directement ou indirectement, je l'ai vraiment obliger à se transformer avant que je ne bouffe celui-ci !
Edward me déposa par terre, et je compris que nous étions arrivés.
-Surtout, essaye de te comporter normalement, dit-il en évitant de continuer la conversation
Nous avançâmes en silence vers la station qui se trouvait à quelques mètres. Déjà, de milliers de senteurs me parvinrent aux narines. Enfin de la nourriture normale ! Que j'en avais tant rêvé !
Edward me prit la main. Je devrais essayer de me comporter comme une humaine – ce que j'étais en partie – et espérer que je n'étais pas comme certain hybrides qui, eux, peuvent manger de la nourriture normale et du sang.
Nous entrâmes dans le magasin, et nous fîmes accueillis par un homme, aux cheveux en broussailles, foncés, les yeux perçant – inquiétant d'ailleurs.
-Il ne sont pas nombreux ceux qui viennent par ici, je suis donc heureux de vous voir !marmonna-t-il d'une voix rauque, avec un sourire forcé aux lèvres
Edward le dévisagea, et me regarda en suite. Je devinai qu'il était en train de lire dans ses pensées, et que cela me concernait.
Nous lui répondîmes par un sourire, et fonçâmes dans le magasin.
C'était un magasin, tout ce qui a de plus banale. Il fallait dire que je m'attendais à du danger partout, surtout du clan de la tradition. Je m'inquiétais d'ailleurs de ne pas encore avoir eut de leurs nouvelles. Peut-être préparait-il un plan ? Je frissonnai à la vision des vampires à la peau si pâle et aux yeux injectés de sang, en train d'élaborer un plan si machiavélique, si monstrueux.
Nous achetâmes du pain, de la charcuterie, du fromage et de l'eau.
Rien que l'odeur me donnait envie.
Contrairement à Edward qui grimaçait.
Nous achetâmes quelques autres affaires et sortîmes du magasin.
-Enfin ! Finit la famine !plaisantai-je
Je ris un moment, mais m'arrêtai presque aussitôt, craignant de tomber dans les pommes, tellement la faim me faiblissait.
-Au fait, que pensait l'homme au magasin ?demandai-je
Edward pouffa.
-Il te trouvait très charmante !s'exclama-t-il
-Tu n'es pas jaloux ?plaisantai-je
-Au contraire, je suis marié à la plus belle femme au monde, je sais que tu resteras près de moi jusqu'à la fin
Je pris sa main dans la mienne.
-Oui, jusqu'à la fin, répétai-je

-Suis-je un objet de désir pour toi ?demandai-je
Edward me fixait, de ses prunelles si profondes et indécelables.
Il me prit la main et la mise dans la sienne. Sa peau n'était pas froide pour moi. Elle était même chaude et douce.
Edward esquissa un sourire qui dévoila ses dents blanches immaculées.
-Bien sûr que tu l'es, plus que tu ne pourrais le croire, murmura-t-il en un souffle
Je me mordis la lèvre inférieure. J'hésitai encore à lui poser la question et mettre au clair ce que je voulais dire par « objet de désir ».
-Ce dont je parle, c'est de mon sang...
Son sourire se détendit, mais ne disparu pas.
-Tu sais, j'ai fais beaucoup de progrès face au sang, grâce à toi, et son odeur ne m'affecte plus autant qu'avant, surtout pas la tienne. Malgré moi, je parfois des pulsions, mais cela n'est plus que mineur. Mes sentiments envers toi sont plus forts que ce désir-là, je t'aime et ne te ferai aucun mal...
Il s'approcha de moi et m'embrassa. Longtemps... Longtemps...
Ce ne fut peut-être que quelques minutes, mais cela m'avait semblé si long, si parfait, si précieux. Edward s'éloigna de moi, mais resta encore assez proche pour sentir son halène douce m'effleurer le visage.
Centimètre par centimètre, il se rapprocha doucement.
-Embrasse moi encore, susurrai-je si bas que l'on aurait pu croire que je parlais à moi-même
Mon mari déposa ses lèvres sur les miennes et prit mon visage entre ses mains.
Avant ma première transformation, cela était si rare qu'il aille aussi loin. Edward reculait quand il savait qu'il ne se contrôlerait peut-être plus, je ne pouvais pas me blottir si longtemps dans ses bras, nous ne pouvions pas être aussi proche l'un l'autre...
Mon amant recula brutalement, haletant, mais souriant.
Il reprit son souffle, bien que cela était inutile.
-Quand je t'en parlais..., marmonna-t-il sur un ton léger
Je souris moi aussi. Cela n'avait pas d'importance, ces pulsions. S'il m'aimait et que je l'aimais, cela n'avait vraiment aucune importance.
Edward lâcha ma main et sortit de la voiture.
Je le suivis sans trop de hâte, triste de ne pas rester plus longtemps.
Les rayons incandescents du soleil reflétaient sur la peau d'Edward, faisant apparaître des milliers de diamants étincelants sur sa peau étrangement pâle.
J'étais frustrée de ne pas pouvoir être aussi belle, aucun diamants ne venait illuminé mon visage, j'était vulnérable et ne me nourrissais pas de sang. Par contre, j'avais la peau pâle, dure comme de la pierre, j'allais vite et possédais une force phénoménale, j'étais dotée d'une beauté plus qu'humaine. Mon odorat était surdéveloppé et ma vue très perfectionnée.
J'avais donc plus de qualité de vampire, alors je me considérais plus comme un vampire ayant des faiblesses d'humain, qu'une humaine ayant des qualités de vampire.
Je ne su pourquoi, Jacob me revint à l'esprit.
Que faisait-il en ce moment ? Jouait-il avec Renesmée ?
Le manque de Renesmée ne fit qu'augmenter. J'aurais tellement voulu la tenir dans mes bras encore une fois. Dieux sait si j'en aurais encore l'occasion avant longtemps.
Je décidai de rompre le silence.
-Crois-tu que Jacob me pardonnera ?demandai-je craintivement
J'essayai d'anticiper sa réponse : « Non bien sûr, Je ne sais pas, Peut-être ? »
Edward s'assit dans l'herbe. Je le rejoignis et m'enfonçai dans ses bras comme dans un lit.
-Il faudrait être idiot pour ne pas te pardonner de quelque chose, marmotta-t-il
Cette réponse ne me convainquit pas tout à fait. Jacob était souvent comme qui dirait idiot.
Voyant ma mine pleine d'espoir, Edward sourit.
-Ne t'inquiète pas, ça va sûrement lui passer. Sinon, je peux aller lui en parler personnellement, si tu le souhaites..., plaisanta-t-il
Je ris.
-Non, je crois que je me débrouillerais ! Quoique ce ne lui ferait pas de mal..., ironisai-je
Nous rîmes ensemble, le c½ur léger, tous les tourments oubliés...

​ 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 24 avril 2009 14:12

Modifié le mardi 07 juillet 2009 02:10

Séparation : Chapitre 8

Chapitre 8 :
Mauvaises surprises

ESPACE MUSIC : Clique

C'était encore un de ces matins où j'allais me réveiller, persuadée que mon père n'était pas mort, que j'étais vraiment vampire, que j'étais au cottage et qu'Edward était à mes côtés. L'existence du lit serait explicable par plusieurs raisons. Le fait que j'eus ouvert les yeux, étendue sous la couverture n'impliquait pas que je me sois endormie.
Après, en me levant, je découvrirais que je me trouvais dans la Volvo d'Edward, mais je me ferais encore croire que nous étions allé ici pour ne pas déranger Renesmée qui dormait. Je sortirais de la voiture et apercevrais les Cullen, tous occupés à quelque chose. Je ne pourrais pas l'expliquer, et redescendrait de mon nuage, découvrant avec effroi que cela n'était pas un rêve. Tout cela s'était bien passé.
Je verrais Edward arrivé. Me demandant si ça va, et moi je répondrais par mon habituel sourire – forcé – et l'embrasserais.
Ensuite, je mangerais, je boirais, et je resterais là, ne sachant quoi faire.
Perdue dans le flot d'agitation. Et moi, je ne servirais à rien, je serais inutile.
C'est pour cette raison que je ne voulais pas ouvrir les yeux, me lever, et être finalement déçue par ce qui m'attendant.
Je préférais encore rester ici, à l'abri de toute déception.
Pourtant, je n'avais pas le choix.
Je décidai d'ouvrir un ½il.
Une horrible angoisse s'empara de moi. Dehors, par la fenêtre, j'apercevais le ciel. Il était encore sombre, ou déjà sombre, je ne su trop.
Etait-il déjà tard ? Ou trop tôt ? Je n'avais pas eu l'impression d'avoir un manque de sommeil, ni d'avoir dormit trop.
Je me levai. La tête me tournait encore, et me revins l'image du même rêve que je faisais depuis des nuits entières, mais cette fois, il était très différent. Je criai le nom de Jacob, mais au lieu du silence, Jacob sourit légèrement et me pris dans ses bras. C'est alors que j'aperçus Renesmée contre ma poitrine, et Edward à mes côtés souriant lui aussi. Tout le monde heureux.
Cela semblait si irréel que je su tout de suite que cela ne pu être vrai.
Mais restait encore l'image de mon père dans ce rêve. Seulement, il était si transparent qu'on pouvait le croire inexistant et ma douleur avait presque cessé. Je m'étais remise de cet incident. Pas encore entièrement, mais je commençai de plus en plus à sourire, à rire. Et comme si le temps était avec moi, le soleil était de plus en plus au rendez-vous.
Je sortis comme je l'avais prédis, mais qu'allait-il suivre ?
Je regardai à nouveau le ciel et aperçus la lune. Un beau croissant de lune en forme de D. D comme désastre, danger, douleur ? Ou D comme... Aucun mot ne me vint à l'idée. A croire que c'était vraiment contre moi !
Tout était désert, silencieux.
-Edward ?appelai-je
Ma voix me semblait tremblante. Comme s'il y avait eu quelque chose de grave ! Quelle idiote j'étais de penser une chose pareille.
Mais qu'est-ce qui m'avait tiré du sommeil ?
Toujours rien.
J'avançai de quelques pas quand une branche craqua derrière moi.
Je me retournai.
-Surpriiiiiise !s'écria ma famille en ch½ur
Je fus coupé de souffle pendant au moins trente secondes.
Après avoir pu de nouveau m'oxygéner le cerveau, je m'approchai.
Tous les Cullen – excepté Jasper – étaient là.
J'avouai que ce que j'avais prédis ne s'était pas vraiment réaliser, pire encore.
J'aurais préféré être inutile plutôt que le centre d'attention.
Et puis pourquoi tout ça ? Alice tenait un gâteau dans ses mains, et les autres membres de la famille portaient un cadeau.
Je tergiversai, puis décidai de ne rien dire du tout, mieux valait se taire, je risquai encore de tout gâcher.
Voyant que je ne disais mot, Esmée s'avança vers moi.
Elle était souriante, et d'humeur éclatante.
-Bonne anniversaire Bella !s'exclama-t-elle toujours aussi souriante
J'essayai de balbutier quelque chose, mais en vain, aucun son ne sortait de ma bouche. Etait-ce vraiment mon anniversaire ? J'avais du mal à le croire.
Etions-nous bien le 13 septembre ?
Je cherchai Edward tu regard.
Je ne mis pas longtemps à le trouver.
Il était... charmant. Si séduisant.
-Eh bien Bella ? Ca va ? Tu es blanche comme un linge !s'écria Emmett
Alors ça y est ! Le vrai Emmett était de retour ! Nom d'un chien ce qu'il ne m'avait pas manqué ! J'aurais tout fait pour qu'il reste là où il était.
-Euh, je... Bien c'est très gentil mais..., balbutiai-je
Edward s'avança lui aussi. Il était tellement beau.
Je voulus lui sauter au cou, mais je me gardai bien de le faire.
Il me gratifia son plus beau sourire, son sourire en coin que j'aimais tant !
Mon c½ur s'emballa à nouveau et s'affola.
Ces faiblesses d'humain commençaient vraiment à m'agacer.
Le sang me monta aux joues, tandis qu'Edward approcha ses lèvres des miennes. Sa douce chaleur m'apaisa.
-Joyeuse anniversaire, Bella. Tu passes l'étape des vingt ans aujourd'hui même, souffla-t-il avant de m'embrasser tendrement
Je repoussai son avance, hébétée.
Edward fronça les sourcils.
-Quoi ? Mais non, ça ne compte pas, puisque je suis vampire... !m'exclamai-je
Il me prit les mains et les posa sur son visage.
Sa chaleur ne fit rien cette fois-ci pour me calmer.
-Eh bien, je ne suis pas vraiment sûr, mais...
-Tu veux dire que je grandis ?m'écriai-je encore une fois
J'étais entre deux sentiments. De la colère et de la tristesse.
La colère contre tout, tout ce qui ne me permettait pas d'être un vampire normal, et triste d'avoir trois ans de plus qu'Edward.
-Je n'en suis pas sûre, mais comme tu as tes menstruations, je crois que oui..., murmura-t-il. Tu as ton corps qui se développe, mais je ne suis pas certain du tout.
Je fis une petite mine.
-Bella, quand tout sera terminé tu en riras, j'en suis sûre...
-Faudrait encore que ça finisse ! Flûte ! Faut-il toujours que quelque chose se mette en travers de mon bonheur !
Il me sourit et m'embrassa derechef.
Les Cullen restaient toujours les bras tendus, portants fièrement leurs cadeaux.
Je souris, émue de ce geste, alors que tout allait mal.
Je me forçai à oublier les tourments pour un moment et m'avançai vers ma belle-famille, pour tous les embrasser.
Même Carlisle semblait avoir perdu son attitude maussade pour cette journée, espérons que ce ne soit pas exceptionnel.
Cela me faisait tant de mal de le voir malheureux. C'était bizarre, mais quand il était heureux, je l'étais, quand il était malheureux, je souffrais.
Ne serait-ce que faiblement, cela était quand même remarquable.
Peut-être était-ce son pouvoir ? Quoique pas très utile, dans certains cas rassurant quand même.
-Merci beaucoup, vraiment je suis comblé, enfin si la raison pour laquelle nous nous trouverions ici était différente...
Edward me prit par la taille et passa un bras autour de moi.
-Alors !s'exclama Alice, tu vas quand même ouvrir les cadeaux et manger le gâteau. Au fait excuse-moi si j'ai fais trop, malheureusement nous ne pourrons pas t'aider à le finir !rigola-t-elle
Elle éclata de son rire argentin.
Je souris et contemplai une nouvelle fois le gâteau. Quand était-ce la dernière fois que j'eus manger quelque chose d'aussi copieux ? Il y a très longtemps, j'en étais certaine.
-Une question Alice, pourquoi dus-je me contenter de biscuit, de pain, alors que tu avais un gâteau sous la main ?
Elle rit encore.
-Elle ne m'avait rien laisser paraître, expliqua Edward
-Juste par cruauté, je voulais faire un grand coup pour ton anniversaire !
Je lui donnai une tape sur le bras – peut-être un peu trop forte à mon goût.
Alice déposa le gâteau sur la table démontable qu'elle avait installé (décidément, si j'avais pu croire qu'elle transportait tout ça dans sa voiture !)Et tendit un petit paquet rose, avec un ruban pourpre.
Je le déballai et découvris un ordinateur portable tout neuf.
-Il a beaucoup de mémoire, précisa-t-elle
Je contemplai le bel ordinateur que je tenais entre mes mains, tout ce dont j'avais besoin en ce moment pour me distraire ! Le signe Appel ornait celui-ci.
-Et pleins d'autres choses, tu vas l'adoré !renchérit-elle
Je posai l'ordinateur sur la table et sautai à son cou.
-Merci beaucoup Alice, il est magnifique !
-C'est un cadeau de la part de Jasper et moi, il est triste de ne pas pouvoir venir !expliqua-t-elle
-C'est vraiment très utile !
-Oui, en plus le tient est resté là-bas, et je ne dirais pas qu'il soit du 21e siècle, Bella !plaisanta-t-elle
Je lui souris, tandis que Rosalie s'approchait de moi, tendant elle aussi un paquet.
Celui-ci était bleu, sans ruban, juste une carte qui vacillait doucement au vent.
-Merci Rose !
Elle sourit légèrement.
-Je ne sais pas si ça te plaira, mais j'ai cherché une idée pendant des heures entières et je crois que j'ai vu bon !
Edward sourit tout à coup. Je devinai qu'il lisait dans ses pensées.
Brûlante de curiosité, j'ouvris le paquet, en déchirant la majeure partie, alors qu'Edward ne l'aurait même pas abîmé.
-J'ai participé !s'écria Emmett en riant
Je ne voulais pas qu'ils se donnent autant de mal pour fêter un anniversaire. Ce n'était rien, après tout, je l'avais même oublié.
Je décrochai la petite carte rédigée avec la plus belle écriture, je devinai que c'était celle de Rosalie :

Chère Bella, membre de la famille Cullen,
vingt ans, ça se fête ! J'espère que le cadeau te plaira, je voulais trouver par moi-même, mais je suis certaine d'être à côté de la plaque. Enfin, pardonne-moi si cela ne te plaît pas... Bonne anniversaire Bella

Rosalie et Emmett

-Oh !m'écriai-je quand je découvris ce qui se trouvait dans le paquet
C'était une chose à laquelle j'étais loin de m'y attendre.
A la fois tellement magique, modeste.
Dans le paquet d'une forme étrange se trouvait en fait une couverture avec un coussin assortis. Dessus était imprimées des photos des Cullen, d'Edward et moi, d'Alice et Jasper, de toute la famille réunie, de Rosalie et d'Emmett,... Une photo me marqua beaucoup. Une avec moi et Edward nous embrassant. Je n'avais jamais remarqué que nous fussions épiés à ce point.
Edward rit doucement et me rapprocha de lui.
-J'aime cette photo, murmura-t-il
J'acquiesçai.
Il me prit par la taille.
-C'est très pensé, finit-il par dire
-C'est superbe, renchéris-je
Rosalie me prise dans ses bras et me serra fort.
J'adorais vraiment ce cadeau.
Je sentis les larmes me monter aux yeux.
Tous ces souvenirs étaient tellement émouvants.
Je me gardai bien de le montrer.
-Bella, voici la cadeau de moi et Esmée, présenta Carlisle
Je souris et cette fois-ci prit le soin de ne pas déchirer le beau papier de soie mauve.
Je fermis les yeux pour garder la surprise puis les ouvris.
Dans un immense carton se trouvait des petites clefs avec comme porte clef, une ancre.
Je pris une mine surprise. Ce cadeau était tout à fait inattendu.
-C'est les clefs... d'un bateau, avoua Esmée
-Quoi ?! Un BATEAU ?m'exclamai-je abasourdie
Esmée sourit modestement comme si ce n'était qu'un vulgaire bateau.
-Waw ! Euh... Je ne sais pas quoi dire ...
-Je t'en prie, Bella. C'est le moins que l'on puisse faire. Le bateau est resté à un port à Washington.
J'acquiesçai toujours souriante, tellement heureuse.
La journée s'annonçait heureuse !
Pour une fois, les fêtes ne me dégoûtaient pas, autant en profiter.

Me venait encore cette impression de complétude. Comme si tout mon corps était bien, que j'étais bien, que tout allait bien.
Les lèvres d'Edward écrasèrent les miennes, tandis que ses doigts fourragèrent mes cheveux.
-Bella, je ne t'ai toujours pas donné ton cadeau, murmura-t-il à mon oreille
Je souris et l'embrassai derechef.
-Le seul cadeau que tu puisses m'offrir c'est ta présence à mes côtés, lui répondis-je
De sa poche, il en sortit un petit sachet et me le donna.
Je l'ouvris et découvris une chaîne dont le pendentif était une croix celtique.
-Oh !
Edward sourit.
-C'est un collier qui appartenait à ma mère et... je ne sais pas pourquoi je n'ai pas eut l'idée de te l'offrir plus tôt, expliqua-t-il
-Oh, Edward c'est magnifique... Veux-tu m'aider à l'attacher ?
La croix rouge oscillait doucement, pendant à mon cou.
-Mon père lui avait offert, et je suis content que ça te plaise, murmura-t-il. Ce n'est pas vraiment pour t'inciter à porter un objet celtique c'est plus...
Je le coupai en l'embrassant amoureusement.
-Ne t'inquiète pas, je le porterai aussi longtemps que je vivrai, répondis-je
Il rit doucement.
Je contemplai encore une fois l'objet à mon cou.
C'était une croix rouge, aux dorures dorées, à la chaîne argentée.
Je cachai la croix sous mon chemisier.
-Il me rappellera de penser à toi. Bien que je ne pense qu'à ça, murmurai-je en le plaquant vers mon c½ur
Je balayai la voiture du regard et aperçus les cadeaux que j'avais reçus posé sur la banquette arrière.
L'ordinateur d'Alice, le coussin et la couverture ornés de photos différentes de Rosalie, les clefs d'un bateau. D'ailleurs, je n'arrivais toujours pas à le croire. Un bateau pour voyager, partir à l'aventure, juste Edward et moi, et Renesmée peut-être ?
Le reste de la fête d'anniversaire c'était bien passé. J'avais mangé le gâteau, malheureusement, comme je l'avais sentis, trop copieux pour moi.
Edward en avala un peu sans broncher, quant au reste, la nature nous dira merci. Après, nous nous étions amusés au bras de fer, Emmett et moi.
Malgré tout, j'avais gagné.
Enfin, presque tout c'était bien passé.
Après avoir gagner le bras de fer avec Emmett, je m'étais rendue chez Alice. Nous étions rester quelques minutes dans le silence, puis tout à coup, je ne su pourquoi, j'éclatai en sanglots.
Ma belle-s½ur s'approcha de moi, doucement, se demandant quelle était la cause de mon désarroi. Je ne voulais pas en parler, je ne voulais que retrouver mon meilleur ami.
-Allons, Bella, ne pleur pas ! Un crétin pareil, ce n'est pas une grande perte, me consola-t-elle
J'esquissai un sourire avant d'étouffer un sanglot.
Alice me tapa dans le dos pour m'encourager – ce qui ne marcha pas vraiment.
-Et dire qu'on dit qu'un clébar est fidèle ! C'est plutôt des faux j'tons qui cherchent les caresses, et puis vous refilent ses puces en échange !se révolta-t-elle
Je la fusillai du regard.
Comment pouvait-elle comparer le manque de tact de Jacob (ce nom m'arracha une grimace) avec le fait de donner des puces à quelqu'un ?
-Ce n'est pas vraiment la même chose, maugréai-je
Alice gloussa, tandis que je m'éloignai vers la forêt.
« Va-t'en ! ». Cette phrase résonnait dans ma tête jusqu'à la douleur.
J'aurais tellement voulu l'oublier.
Je fonçai de plus en plus vite, tête baissée, quand je me cognai à quelque chose.
-Bella ?!
Je relevai ma tête ruisselante de larmes.
Edward se trouvait devant moi, le regard inquiet.
-Qu'y a-t-il ?s'inquiéta mon mari en s'approchant de moi, tendant les bras pour m'étreindre
-Ce n'est pas... important, répliquai-je sèchement
Je ne me dégageai néanmoins pas de son avance.
J'enfouis ma tête dans ses cheveux en bataille.
Il posa une main rassurante sur mon visage encore humide.
Je déposai un baiser fébrile sur ses lèvres douces et légères.
Il me le rendit avec amour et tendresse.
Je laissai aller ma tristesse sur son épaule d'un réconfort bien utile.
Avec un énorme courage, j'éloignai mon visage du sien pour le contempler.
Le beau visage de mon mari était déformé par l'inquiétude, ses traits durcis, et son visage blêmit. Il me dévisagea du coin de l'½il.
Je ne voulais pas lui avouer la cause de ma tristesse, bien qu'il l'eut sûrement deviné.
-Viens, Bella, chuchota-t-il
Mon mari me prit par la taille et me conduisit vers un clairière verdoyante, avec, au centre, un rocher d'une forme étrange.
On aurait dit que celui-ci était fait pour qu'on s'y installe.
Une idée me vint qu'Edward aurait pu le tailler de façon à ce que je puisse m'assoire – ce que je fis.
Mon mari resta accroupit, le menton sur mes genoux.
Je pensais qu'il allait sûrement vouloir savoir ce qui me tracassait, ou m'aider – ce que je ne voulais surtout pas.
Il fallait que je m'en sorte par moi-même.
Edward prit une grande inspiration.
-Bella, tu sais que, moi aussi j'ai connu la mort d'un proche.
Il n'eut pas besoin de me préciser qui, sa mère.
Comme mon amoureux voyait que je ne disais rien, il continua.
-J'en ai eu souffert, mais... Le deuil est une étape à franchir après la mort et...
-Non, soufflai-je
Son regard se posa sur moi avec curiosité et tristesse.
Je me doutais que c'était le fait de reparler de sa mère qui provoquait cela.
-Quoi ?interrogea-t-il
J'hésitai à lui dire la vraie cause de mes larmes, j'en avais trop verser pour cela. Et puis, quelle idiote j'étais pour pleurer simplement parce qu'il m'avait demander – impoliment – de partir.
Edward resta silencieux, impassible.
-Ce n'est pas ça, ce n'est pas mon père...
Son expression neutre ne se désista pas.
Cela était encore plus désagréable que s'il avait été en colère.
Pourquoi ne se fâchait-il pas du fait que ce soit Jacob qui me faisait ce mal ? Je connaissais ses relations avec lui et comprendrais qu'il en soit en colère : « Il n'en vaut pas la peine, c'est un sal cabot, oublie-le,... »
C'est ce que j'aurais voulu entendre, mais non, il restait silencieux.
-Je suis tellement désolée, tellement idiote !m'écriai-je en essayant de me lever, mais deux mains de fer m'en empêchèrent
Edward s'était levé d'un bond.
-Explique-moi, supplia-t-il presque
A mon tour, je restai silencieuse.
Je me rassis néanmoins.
Mon mari m'imita, son regard toujours rivé sur moi.
Nous nous réinstallâmes comme à la minute précédente.
Je trouvais cette situation plutôt gênante.
Etre obligée de me justifier, c'était justement ce que je ne voulais pas.
Les arbres se mirent à osciller par cause du vent qui se levait.
La lumière déclinante du crépuscule créait des ombres qui ondoyaient joyeusement sur le sol.
-Tu sais ce qui me tracasse... en partie la perte de mon père, mais aussi la perte de mon meilleur ami, répondis-je à mi-voix avant de replonger dans les bras de mon amoureux
Rien n'y fit, même pas le réconfort d'Edward.
-Je suis tellement imparfaite à côté de toi !me lamentai-je entre deux sanglots
Je voulus me taper, tellement mon idiotie avait été loin.
Ne pouvais-je pas me taire ?
Edward enroula le bras autour de mon dos.
-Si j'étais parfait, je saurais ce qu'il faut faire, me consola Edward
-Mais tes propos sont propres à un homme parfait, justement !
Mon mari rit doucement.
Je laissai échapper un sourire.
-Mais si je disais que j'étais parfait, ce serait de la vantardise, ce qui me rendrait donc imparfait !plaisanta-t-il
Je fis la moue.
-Au moins tu dirais la vérité !répliquai-je toujours sur le ton de la plaisanterie
Edward se mit à rire, je décidai de l'imiter.
Ensuite, les Cullen étaient partis chassés à l'exception d'Edward.
Nous restions là, à nous regarder.
Quand le vent commença à se lever, nous devions aller à la voiture.
Le silence régnait.
-Tu devrais dormir Bella, tu es exténuée.
-Edward..., commençai-je
-Qu'y a-t-il ?s'inquiéta Edward
Je pris sa main dans la sienne et l'embrassai.
-C'est quoi le programme dans tout ça ? J'aimerais bien savoir ce qu'il va se passer, développai-je
Edward sourit et s'assit plus près de moi.
Son sourire n'était pas heureux, plus rassurant.
-Eh bien, nous allons attendre que Jasper ait rassemblé assez de Mayhem de notre côté, ensuite nous partirons pour le Canada. Quand nous y serons, nous leur donnerons notre requête, s'ils acceptent, tout ira bien, mais je sais qu'ils n'accepteront pas comme ça, ils voudront un prix d'échange...
-Et ça pourrait très bien être Renesmée ! Je refuse de la sacrifier !
-Bien sûr, peut-être même n'ont-ils pas eu vent d'elle ? En tout cas, ils seront très pointus sur ce sujet là. Il faudra que l'on trouve un compromis.
-A ton avis, que pourrait-il demander ?
Edward hésita un moment, puis hocha la tête.
-La capture d'un hybride, ou peut-être nos services ? Je ne connais pas grand-chose sur eux, ni Carlisle, ni personne que je connaisse. Mais Emmett, je crois qu'il sait, malheureusement, il sait très bien cacher son jeu.
Je voulais tellement en savoir plus. Comprendre.
-Et s'il n'y a rien qui les intéresse ?
-Je refuse de croire à cette hypothèse, il y a toujours quelque chose, répondit-il d'un ton catégorique
Mes paupières lourdes de sommeil s'engourdissait et se fermait presque.
Je manquais cruellement de sommeil, après tout ce qu'il s'était passé aujourd'hui, j'aurais besoin de me reposer.
Je me levai pour prendre place sur la banquette arrière et m'allongeai.
Edward m'imita, et s'installa à côté de moi, ses doigts se promenant parfois sur mon bras, parfois sur ma joue.
-J'ai peur, avouai-je, tremblante
Edward fronça les sourcils.
-Pour tout ce qui va arriver, pour Renesmée, pour toi, pour nous, continuai-je
-Il ne faut pas, ma rassura Edward. Tu ne courras aucun danger avec nous, je t'en fais la promesse.
J'acquiesçai et fermer les yeux.
Entre les cils, j'essayais d'apercevoir les traits d'Edward.
Ils étaient indéchiffrables.
-Pourquoi restes-tu là ? Tu vas t'ennuyer à me regarder ?demandai-je
J'espérais qu'il n'avait pas comprit que je n'aimais pas sa présence.
Il me sourit, et approcha sa main de ma joue.
-C'est pour ta sécurité, répondit simplement Edward
Je pris une mine interloquée.
Pour ma sécurité ?
Mon mari se mit à rire.
-Vu le nombre de fois où j'ai du te rattraper en vitesse avant que tu ne tombes par terre, expliqua-t-il. Et en plus de ça, tu ne te réveilles même pas ! Tu as un sommeil imperturbable !
Je pouffai à mon tour.
-C'est vrai ?!
Edward hocha la tête en signe d'affirmation.
-Bon, aller dors ma Bella... Je t'aime
Au bout d'un moment, je remarquai qu'il fredonnait ma berceuse.
J'eus du mal à résister à l'envie de dormir, je voulais rester éveillé pour pouvoir contempler Edward aussi longtemps que possible.
Mais, bientôt, le fredonnement d'Edward s'estompa, et je ne sentis plus rien que la profonde fatigue m'envahir.

Je sursautai. Ce n'était pas un cauchemar qui m'avait éveillé, mais bien un bruit de l'extérieur. Je tressaillis, de peur que ce ne soit le clan de la tradition. Aurais-je le courage de sortir. Il faisait nuit noire, dehors. Et à mon avis glacial, à en juger par la buée qui s'était formé sur les vitres sombres de la voiture.
Où était Edward ? Je tâtonnai à l'aveuglette pour saisir sa main. Quand je la trouvai, je m'apaisai déjà.
-Que se passe-t-il dehors ?demandai-je
Je remarquais que ma voix était loin d'être aisée, mais fragile et glacée.
Le silence me fit encore plus peur. Je me sentais seule, même si Edward était là.
Sa main était glacée, même pour moi. Il avait l'air frigorifié, bien que cela n'était pas possible.
-Edward ?
Rien.
Je me levai et vit que ses yeux étaient clos.
-Edward bon sang, ce n'est pas le moment !m'inquiétai-je
Il ne bougea pas d'un poil.
Je le secouai légèrement, mais rien ne fit.
Des larmes ruisselaient déjà sur mes joues. Ma vue était vitrée par ces sanglots.
-Edward, essayai-je encore une fois, la voix désemparée
Mes sanglots se turent un moment, pour que je puisse écouter dehors.
Plus le moindre bruit...
Que se passait-il ?
Je saisis la portière et l'ouvris.
Je remarquai sans mal, malgré l'obscurité, que ma main tremblait.
D'ailleurs tout mon corps tremblait.
Je ne voulais pas laisser Edward dans la voiture, sans personne. Mais il fallait que je trouve de l'aide, je sentais que c'était important, sinon Edward se serait déjà éveillé.
Quand je sortis, je perdu tout mes points de repères. Je ne voyais plus rien. C'était une nuit sans lune...
Il me suffirait d'appeler pour que quelqu'un vienne, mais qui ? Serait-ce un Cullen, ou bien un autre vampire ? Je ne voulais pas prendre le risque et me dirigeai vers la voiture la plus proche, celle de Rosalie.
Quand je n'étais plus qu'à quelques pas, j'hésitai.
Y trouverais-je bien Rosalie ? Oui, c'était certain, me forçai-je à penser.
Je regardai par la vitre.
Mon c½ur se souleva, et la seconde d'après, cela m'arracha un sourire.
Elle était là, le vampire aux beaux cheveux blonds, à la beauté si illuminante.
Si je n'avais pas si peur, j'aurais pu rester là, à la contempler.
-Dis moi ce qu'il se passe, Emmett. Je veux savoir !s'écria-t-elle
J'aperçus au fond de la voiture mon beau-frère.
Il avait l'air inquiet et en même temps fâché.
-Tout va bien, il faut que tu me croies, c'est toi qui a quelque chose à me cacher !répliqua-t-il
Rosalie, furibonde, leva les poings.
-Je..., commença-t-elle
Brusquement, elle se retourna et m'aperçu.
Elle affichait une mine inquiète. Ma belle-s½ur descendit de la voiture à toute vitesse.
-Que se passe-t-il ?demanda-t-elle
Il me sembla qu'elle était aussi inquiète que moi.
-C'est Edward, il est..., avouai-je
Je n'eus pas besoin de finir ma phrase que déjà elle accourut en direction de la Volvo grise.
Rosalie entra.
Elle poussa un cri d'horreur.
Tous les Cullen avaient sûrement entendus et rappliqueraient d'ici quelques secondes.
Ce que je prédis était juste.
Des larmes continuaient de ruisselées sur ma joue rougie par la tristesse et l'inquiétude.
Carlisle arriva le premier et se jeta sur son fils comme si sa vie en dépendait.
-Edward ! Edward !criait-il presque
Seuls mes sanglots et ses appels troublaient le silence. Ce silence trop lourd, alors que, quelques minutes auparavant, un bruit sourd avait retentit dehors, mais personne ne semblait l'avoir entendu sauf moi.

Des heures passèrent. Les uns s'affairaient près d'Edward, pendant que les autres restaient cloîtrés dans leurs voitures.
Moi, je restais là, figée. Je ne pouvais bouger, mes muscles n'obéissaient pas. Qu'arrivait-il à Edward ?
Depuis ce temps, le soleil c'était levé et quelques faibles rayons réchauffaient déjà ma peau glacée par la terrible nouvelle.
J'entendis un léger soupire.
Je m'approchai de la voiture, doucement, prête à recevoir une attaque.
Edward gisait sur la banquette, inanimé.
Cette vision me déchirait le c½ur, je ne pouvais supporter de voir ça.
Ses lèvres frémirent, tentant de produirent un son, mais rien n'en fit.
J'attendis un long moment, pas certain de n'avoir bien vu.
Cette fois-ci, les paupières d'Edward se soulevèrent pour laisser apparaître ses yeux. Ils n'était pas brun doré, mais bleu, bleu laiteux. Cela était tellement inhabituel que j'en conclus que c'était grave.
-Carlisle, souffla-t-il d'un voix rauque qui s'évanouit
Son père s'approcha en une seconde.
Son visage était grave et déformé par l'inquiétude.
-Alice, appela Carlisle, va chercher du sang !
Je voulus m'approcher, mais Carlisle me barra la route.
Rosalie était près de moi, sa beauté dégradée par sa tristesse.
Emmett lui tenait la main. Voyant ce couple, j'eus envie de crier.
Mon inquiétude était si forte, que j'aurais pu en mourir.
Alice s'approcha de moi par derrière, un verre à la main.
Je sentis le sang, ce qui m'écoeura. Cette odeur me dégoûtait particulièrement. Dire que j'en buvais.
J'eus la nausée.
Je repensais à l'attitude d'Edward juste avant que je ne sombre dans le sommeil. Il n'était pas anormal.
Mon mari prit le verre tendu par Alice et le but à grande gorgée.
Je compris que mon dégoût pour le sang était égal au dégoût d'Edward pour les aliments des humains.
Quelques minutes s'écoulèrent dans le silence le plus total.
Ensuite, il leva les yeux vers moi, comme s'il venait de s'apercevoir de ma présence.
Son regard était dévastateur. Comme s'il me haïssait.
Edward se leva sans trop de peine et s'encourut sans but.
Carlisle se retourna vers moi, le regard remplit de regret.
Je ne su quoi faire, et allai rejoindre mon amoureux.
-Edward, que se passe-t-il ?questionnai-je
Il ne se tourna pas vers moi, cependant, il s'arrêta.
Je le rattrapai, et quand je fus à sa hauteur, me mise devant lui.
Son regard était fougueux. Si je ne l'avais pas connu, je l'aurais pris pour un fou. Il faisait peur à voir, ses yeux étaient maintenant rouge sang, et sa peau blêmie.
Il ne savait quoi regarder, à part moi.
-Tu n'as pas le droit de faire ça sur moi !s'écria-t-il
En une fraction de seconde, je le vis bondir sur moi, ne me laissant aucune chance de me sauver. Je criai, criai, criai son nom. Mais son regard exprimait la haine et la sauvagerie.
Mon mari me poussa contre une pierre.
Je me blessai la tête, et me tordis la jambe.
Un hurlement m'échappa.
La douleur était telle que je ne pouvais la supporter.
Sans que je puisse m'en rendre compte, Carlisle s'interposa entre nous, pendant qu'Esmée me pris dans ses bras.
Que se passait-il ? Je ne voyais plus, je n'entendais plus, ou peut-être le cri déchirant d'Edward prit à la folie, essayant de m'attaquer.
Je pleurai sans m'arrêter. Comment, pourquoi ?
-Tu ne l'attaqueras pas, Edward !s'écria Carlisle tout en faisant face à son fils
Esmée m'emmena dans les bois, suivie de Rosalie et d'Alice. Je devinai qu'Emmett était resté aider son père.
Je fus prise de vertige, tant la tristesse me ravageait.
Ma belle-mère me confia à mes s½urs, pendant qu'elle retourna voir là-bas.
Je m'installai contre un arbre, tandis que Rosalie essayai me mettre un bandage à la tête, malgré mes protestations.
Je restai assise parmi les feuilles mortes, sanglotant encore.
Oui, morte, j'aurais du l'être. Au moins, je n'aurais pas à endurée cette souffrance qui me submergeait.
Alice s'éloigna de moi. Rosalie l'imita.
Je me mise à crier son prénom me déchirant le c½ur, car, maintenant, je savais ce qu'il s'était passé, même si au fond de moi, je ne voulais pas le croire, mais c'était ça, Edward, mon mari, mon Adonis, m'avait attaqué !

​ 1 | 7 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.232) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 21 juin 2009 08:39

Modifié le mardi 07 juillet 2009 04:18

Publicité
  • 1
  • 2
  • Suivant
Skyrock.com
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Nokia
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Vidéos
    • Gadgets
    • Newsmusic
    • Thèmes